Actualité Éducation, jeunesse et petite enfance

COMITÉ MINISTÉRIEL DES ÉLUS LOCAUX : FRANCE URBAINE PLAIDE POUR UNE ÉCOLE PLUS RÉSILIENTE ET UN PARTENARIAT RENFORCÉ AVEC L’ÉTAT

Jeudi 16 juillet, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a réuni les associations d’élus à l’occasion d’un Comité ministériel des élus locaux, autour de deux enjeux majeurs pour l’avenir de notre système éducatif : l’adaptation des écoles aux épisodes de canicule et les conséquences de la baisse du nombre d’élèves liée au recul de la natalité. Charlotte Brun, adjointe au maire de Lille en charge des finances, de la ville à hauteur d’enfants et de l’éducation, et Annick Bouquet, adjointe au maire de Versailles en charge de la petite enfance, ont représenté France urbaine en qualité de co-présidentes de la commission Éducation – Petite enfance.

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Adapter les écoles au dérèglement climatique

Les échanges ont permis de tirer les enseignements des dernières vagues de chaleur afin de mieux anticiper et coordonner les réponses face à des événements climatiques appelés à se multiplier. Fermeture des établissements, adaptation du bâti scolaire, équipements ou encore organisation des personnels : autant de sujets qui nécessitent une meilleure anticipation et une gouvernance partagée.

À cette occasion, France urbaine a rappelé les investissements indispensables pour rénover le bâti scolaire et l’adapter au dérèglement climatique, tout en appelant à une évolution de la méthode. La gestion du dernier épisode caniculaire a en effet particulièrement touche les villes, souvent contraintes d’agir sans cadre décisionnel suffisamment précis, anticipé et concerté, tout en assumant seules les conséquences du maintien ou de la fermeture des écoles.

Repenser la carte scolaire dans un dialogue avec les territoires

Le second temps d’échange a porté sur les conséquences de la baisse démographique et la nécessaire évolution de la carte scolaire, qui concerne désormais la quasi-totalité des territoires et conduit à repenser l’organisation du réseau scolaire. Dans 18 départements, une nouvelle méthode est ainsi expérimentée, fondée sur un dialogue renforcé entre le DASEN, le préfet et les élus locaux afin de construire les décisions au plus près des réalités territoriales.

Conscient de la relation partenariale entre les collectivités et l’État, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué vouloir appliquer cette méthode à l’évolution de la carte scolaire, dont les projections désormais glissantes permettront de mieux accompagner la redistribution territoriale des établissements scolaires. France urbaine a ainsi rappelé l’engagement politique des villes en faveur de l’ambition pédagogique et demandé que les collectivités soient pleinement reconnues comme des acteurs éducatifs à part entière. Elle a également souligné que l’enjeu démographique pouvait constituer une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage, développer la mixité d’usages du bâti scolaire et intégrer aux réflexions sur la carte scolaire les questions d’adaptation du patrimoine, de sécurisation des investissements, de santé scolaire et d’école inclusive.

Pour France urbaine, les collectivités ne peuvent être considérées comme de simples gestionnaires des écoles. Parce qu’elles sont au plus près des réalités locales, elles apportent une expertise indispensable pour construire une École plus résiliente, mieux adaptée aux évolutions démographiques et climatiques, et capable de relever les défis des prochaines décennies.

Enfin, les représentantes de France urbaine ont salué la qualité de l’écoute du ministre et sa volonté de construire, dans une période de profondes mutations démographiques, climatiques et technologiques, notamment avec le développement de l’intelligence artificielle, une vision de long terme fondée sur le dialogue et la co-construction avec l’ensemble des acteurs, au premier rang desquels les élus locaux. Elles ont également rappelé que la carte scolaire constitue un véritable projet de société, qui doit s’incarner dans une vision partagée de l’éducation et de l’aménagement des territoires, en veillant à ne pas opposer les réalités urbaines et rurales.

Sébastien TISON
s.tison@franceurbaine.org
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