Actualité Éducation, jeunesse et petite enfance

COMMISSION ÉDUCATION – PETITE ENFANCE DE FRANCE URBAINE : LES ÉLUS PROJETTENT UN CYCLE POLITIQUE DENSE POUR TRAVAILLER AUX TEMPS DE L’ENFANT

Installée mardi 7 juillet dernier, la commission Education – Petite enfance de France urbaine a permis de renouveler l’engagement des élus sur les politiques éducatives, avec le parti pris de garder l’association « petite enfance » et « éducation » de sorte à favoriser des décisions qui plaident pour une vraie continuité éducative.

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Le renouvellement de la gouvernance et de premières tendances de travail actés

La commission Education – Petite Enfance de France urbaine a renouvelé sa gouvernance : Grégory Doucet, maire de Lyon, vice-président de France urbaine délégué à l’éducation, ainsi qu’Annick Bouquet, adjointe au maire de Versailles déléguée à la petite enfance et Charlotte Brun, adjointe au maire de Lille déléguée aux finances, à l’éducation et à la ville à hauteur d’enfants, co-présidentes de la commission, ont réuni les adjoints en charge pour un premier tour de table des enjeux communs aux grandes villes françaises.

Bien que la petite enfance et l’éducation soient des compétences communales, elles soulèvent néanmoins des enjeux plus généraux qui portent à l’aménagement du territoire ou encore à des relations plurielles avec l’ensemble des acteurs locaux, dans la bonne articulation communes/intercommunalité et dans la gouvernance à l’Etat. Très rapidement, les élus ont manifesté, pour la petite enfance comme pour l’éducation, l’enjeu de renouveler une méthode de travail adaptée aux enjeux actuels. Considérant la montée en responsabilité des collectivités dans la mise en œuvre des politiques éducatives dans un contexte de fortes tensions (financières, sociales, environnementales), l’importance du cadre partenarial avec l’Etat a été rappelée.

Un cadre partenarial à l’épreuve des agressions et violences sexuelles sur les temps de l’enfant, des vagues caniculaires et de la santé de l’enfant 

Ce cadre partenarial vaut en particulier pour l’Education nationale, dont la  reconnaissance accrue du rôle éducatif des villes tend à une meilleure conception des politiques éducatives, au service notamment de l’articulation entre temps scolaire, périscolaire et extrascolaire ou encore des adaptations auxquelles convenir localement. Les « Projets éducatifs de territoires » (PEDT) pourront être réinvestis par France urbaine, en faisant de ces schémas des orientations prescriptrices des villes en matière de politiques éducatives. En effet, l’Etat signe ces PEDT sans être investi pour autant dans la phase financière et opérationnelle.

Outre les schémas locaux d’orientation ou de contractualisation, les nombreuses actualités nationales et locales ont mis à l’épreuve les relations entre l’Etat et les collectivités. Dernière en date : les vagues caniculaires, qui ont exposé les communes à un déport de charges important concernant l’accueil des élèves sur les temps scolaires. Le protocole pratique de prise en charge, tout comme les évolutions auxquelles convenir sur l’adaptation du bâti scolaire sont d’ores et déjà  une urgence politique, tout comme les cas d’agressions sexuelles et violences de tout type qui ressortent des temps d’accueil aux responsabilités partagées : scolaire, périscolaire, crèches, etc. Sans oublier la lutte contre les violences intrafamiliales pour lesquelles les collectivités et en particulier les départements disposent d’un rôle important. France urbaine travaillera avec les communes et l’Etat pour structurer en coordination une politique d’information, de prévention et d’accompagnement qui se prête à la situation.

La logique de « santé intégrée » a également été rappelée pour permettre de travailler conjointement à la santé alimentaire (santé scolaire), la santé mentale, la santé scolaire, en glissant également l’enjeu global de l’école inclusive. Cette logique, en outre, intègre une réflexion plus large de l’accompagnement de l’enfant et de l’environnement global qui lui est offert, notamment dans la ville : un sujet que les communes traitent sous la bannière de la « ville à hauteur d’enfants », portant le sujet d’urbanisme et du bien-vivre en ville.

Renforcer les temps éducatifs et d’accueil : zoom sur la déprise démographique et le service public de la petite enfance

En commission, les élus ont porté le sujet de la baisse de la démographieet de la manière dontcette donnée peut s’insérer dans un débat relatif àl’aménagement du territoire : reconfiguration de la carte scolaire, anticipation de la requalification du bâti scolaire et de son évolution, répercussions sur le périscolaire… Ces enjeux plaident pour un travail rapide avec l’Etat, que France urbaine souhaite également interpeller ces prochains jours pour aborder la prochaine Convention d’objectifs et de gestion (COG), à partir de 2027, décisive pour évaluer les moyens qui seront alloués à la petite enfance.

A ce sujet, il revient aux villes et à l’Etat de projeter les contours du service public de la petite enfance en prenant en compte les besoins réels observés localement pour l’accueil de la petite enfance – parfois sous-évalués, parfois surévalués – et la mise à disposition de berceaux. L’évolution des modes d’accueils, la réduction des inégalités (familles monoparentales, précaires…), la distribution spatiale de établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) ou encore le recrutement et la fidélisation des professionnels de la petite enfance mériteront une coordination renforcée et systématisée avec la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et la Direction générale de la Cohésion sociale (DGCS).

Sébastien TISON
s.tison@franceurbaine.org
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