Sport

Depuis 2016, France urbaine et Régions de France travaillent en étroite collaboration, dans le cadre d’une commission dédiée au sport, pilotée par Jean-Paul OMEYER, vice-président de la région Grand-Est en charge du sport, en liaison avec Joël BRUNEAU, maire de Caen, président de la communauté urbaine Caen la mer et référent sport à France urbaine. Parmi les travaux menés en commun figure la signature, fin 2017, à Chambord, en présence de la ministre des sports, Laura FLESSEL

France urbaine était partenaire cette année de la deuxième édition du forum Sportcoll, organisé du mardi 6 au jeudi 8 février, à l’Arena Sud de France, à Montpellier. Ce salon des collectivités territoriales et des acteurs économiques du sport et des loisirs, placé sous le patronage du ministère des sports a vu intervenir plusieurs représentants de l’Association, dont Joël Bruneau, maire de Caen, président de la communauté urbaine Caen la mer et référent sport de France urbaine. Ce dernier a insisté, lors de la plénière d’ouverture, mardi 6 février après-midi, aux côtés de Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole sur le fait que ce sont dans les villes et les quartiers que se joue la réalité du sport du quotidien. Et de rappeler la nécessité de développer les pratiques sportives amateurs, comme vecteurs de lien et brassage social.

La première réunion du comité de pilotage relative à la gouvernance du sport s’est tenue au Ministère des Sports, le vendredi 2 février 2018. En présence des représentants de l’Etat et de la ministre des Sports, Laura Flessel, des collectivités locales, mouvements et associations sportives, entreprises et syndicats, la matinée a été consacrée aux pistes de réflexion qui seront défrichées et discutées ces prochaines semaines, en amont d’une concertation qui devrait se clôturer en juin prochain. Le calendrier des prochaines échéances fixé, les échanges ont ensuite fait écho au séminaire qui s’est tenu quelques jours plus tôt à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP), dont les points de convergence étaient nombreux.

En la matière, chacune des parties prenantes, au premier rang desquelles France urbaine, militent pour une gouvernance partagée du sport. Une volonté commune qui s’articule avec les griefs portés au manque de clarté des compétences inhérent à la gouvernance du sport. Joël Bruneau, maire de Caen, président de la communauté urbaine Caen la mer et référent sport de France urbaine, a notamment rappelé l’inflation normative qui touche le domaine du sport, faisant fi des ressources financières des collectivités locales qui financent pas moins de 80% des équipements sportifs.

France urbaine est partenaire de la deuxième édition du forum Sportcoll 2018, qui se tiendra à l’Arena Sud de France, à Montpellier, du mardi 6 au jeudi 8 février. Ce salon des collectivités territoriales et des acteurs économiques du sport et des loisirs, placé sous le patronage du ministère des sports verra intervenir plusieurs représentants de l’Association.

Joël Bruneau, maire de Caen, président de la communauté urbaine Caen la mer et référent sport de France urbaine interviendra lors de la plénière d’ouverture mardi 6 février, de 14h30 à 16h30, aux côtés de Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Mercredi 7 février, Roselyne Bienvenu, maire adjointe aux sports d’Angers et vice-présidente d’Angers Loire Métropole participera à un atelier, de 17h à 18h30, dédié à l’évolution des modèles de financement des équipements sportifs, aux côtés d’Arielle Piazza, nouvelle présidente du centre national pour le développement du sport (CNDS), par ailleurs adjointe aux sports à la ville de Bordeaux.

La région Ile-de-France organisait, le 30 novembre dernier, dans l’hémicycle Simone Veil, un colloque sur les liens entre pratiques sportives et radicalisation. Lors de cette rencontre, le chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier a indiqué que plus de 800 individus fichés pour radicalisation fréquentaient en France des clubs sportifs. Parmi eux, 27% manifestent sans ambiguité leur soutien à des causes djihadistes, en faisant l'apologie du terrorisme, en développant des incitations à des projets terroristes ou du soutien idéologique et logistique à des terroristes.

Parmi ces personnes signalées, 94% sont des hommes. D'un point de vue géographique, 18% des radicalisés dits "sportifs" en France se trouvent en Ile-de-France. "Si la majorité des personnes fichées pour radicalisation ne sont pas dans des clubs, en revanche une grande majorité de ceux qui sont passés à l'acte et ont commis des attentats en France - comme Mohamed Merah, les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly - et en Europe ont été licenciés sportifs", a souligné Patrick Karam, vice-président de la région.

En 2015, un rapport émanant du service central du renseignement territorial, intitulé Le sport amateur vecteur de communautarisme et de radicalité pointait déjà les dérives sectaires et communautaires au sein des clubs. Parmi les disciplines particulièrement surveillées figurent le rugby à XIII, le basket-ball, les arts martiaux, les sports de combat (boxe, muay thaï, kickboxing), la musculation, le tir, le football ainsi que d'autres sports non encadrés par des fédérations comme le paintball, l'airsoft ou le combat libre.