Education

France urbaine s’engage aux côtés de ses adhérents pour davantage de décentralisation de l’éducation nationale et permettre aux partenaires de l’école de participer de manière reconnue à la prise en charge des enfants de leur territoire. Elle participe au processus de numérisation des écoles, et au changement des pratiques de manière à ce que l’outil numérique prenne toute sa place tant dans la relation entre les collectivités, l’éducation nationale et ses partenaires, que dans la formation des enfants (usages pédagogique, communicationnel, organisationnel). Elle s’intéresse au développement de l’accueil de la petite enfance (scolarisation des moins de 3 ans et financement des crèches), notamment dans les zones défavorisées, pour renforcer la socialisation et développer les dispositifs de lutte contre le décrochage.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Ouvertes en grandes pompes au Conservatoire National des Arts et Métiers par Emmanuel Macron, les assises de la maternelle ont été l’occasion pour le Président de la République de faire une nouvelle annonce dans le champ de la petite enfance : l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire de six à trois ans.

Attendue par les nombreux participants, cette annonce a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les chercheurs et praticiens de la petite enfance présents dans la salle puisque les études convergent pour montrer que la stimulation cognitive précoce, entre 0 et 5 ans, favorise la réussite scolaire, le niveau d’études et l’insertion professionnelle.

Jeudi 15 mars 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé et Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, ont accueilli les acteurs de la stratégie pauvreté pour marquer la clôture de la concertation territoriale et la remise des rapports des six groupes de travail.

France urbaine a eu l’occasion de rencontrer le cabinet du ministre de l’Education nationale afin de faire le point sur les grands sujets portés par le Ministère actuellement, et qui auraient un impact sur les collectivités.

France urbaine et dix autres associations d’élus sont engagées dans une longue histoire de travail partagé avec les différents ministres de la culture et leurs cabinets et services sur l’ensemble des textes législatifs ou réglementaires qui les concernent, par le biais du Conseil des Collectivités Territoriales pour le Développement Culturel (CCTDC). Ce conseil a pour objectif d’améliorer le dialogue et de mettre en œuvre une consultation et une co-élaboration entre les collectivités et l’Etat sur l’actualité, les besoins et les projets liés aux politiques culturelles dans lesquelles s’impliquent les collectivités.

dans 

Mercredi 10 janvier 2018, la Commission éducation de France urbaine a auditionné Fanny Anor, conseillère spéciale du Ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, sur la préparation de la rentrée 2018.

Fanny Anor a expliqué que le dédoublement des CP et CE1 en REP et REP+ faisait l’objet d’un recensement fin par les DASEN pour évaluer les besoins dans toutes les écoles. Elle a précisé que des financements étaient prévus au budget 2018 au sein de la DCIL (Dotation de solidarité à l’investissement local du ministère de l’Intérieur), sur laquelle les préfets ont la main. Les modalités de l’accès au DCIL devraient faire l’objet d’une fiche préparée par le ministère. Fanny Anor a souligné l’importance de se rapprocher des préfets le plus rapidement possible.

La conseillère a remercié les villes d’avoir permis les dédoublements : les collectivités ont joué le jeu dans 89% des cas. Pour la rentrée 2018, les CP en REP devraient être faits facilement, mais évidemment pas les CE1 de REP+. Les inquiétudes concernant le nombre d’enseignants nécessaires devraient être levées grâce au nombre de postes créés dans le PLF 2018 : alors même que les études démographiques annoncent une baisse de -33 000 enfants à la prochaine rentrée, le ministère a créé 3 900 nouveaux postes pour le premier degré.