sécurité

« Nous invitons tous les élus, tous les représentants des villes d’Europe, de méditerranée et au-delà, à nous rejoindre afin de constituer une force incontournable pour lutter contre l’obscurantisme et assurer la paix dans le monde ».  Adoptée le 29 septembre, la déclaration de Nice, qui compte déjà une soixantaine de signataires, a d’abord marqué l’engagement des élus en faveur de la prévention de l’extrémisme violent et de la sécurisation des villes en Europe et en méditerranée.

Alger, Gênes, Barcelone, Tunis, Madrid… nombreux sont les élus à avoir répondu à l’invitation de Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur et du réseau des villes Euromed, pour la première conférence euro-méditerranéenne des villes sur la prévention de la radicalisation, les 29 et 30 septembre 2017, en présence, notamment, du commissaire européen en charge de l’Union de la sécurité, Julian King et du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

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Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine, et Jean-Louis Fousseret, premier vice-président, ont rencontré Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires et Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur.

A quelques jours de la Conférence nationale des territoires, la rencontre du 7 juillet avec les ministres a permis de présenter les orientations du Manifeste de l’association et de préciser les attentes des élus urbains en matière d’organisation territoriale, de finances locales, ainsi que de sécurité.

Pragmatisme, expérimentation, prise en considération de la diversité des situations selon les territoires constituent la ligne directrice du gouvernement s’agissant de l’évolution de l’organisation des territoires. Cela a été explicite dans le discours de politique générale du Premier ministre et les ministres ont confirmé que c’est bel et bien ce cadre de travail qui  sera proposé aux élus locaux le 17 juillet lors de la Conférence nationale des territoires. Surtout, pour France urbaine, cette approche est convergente avec celle qui prévaut dans le Manifeste de l’association. Et de commencer à dialoguer concrètement.

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Co-présidée par François Rebsamen, maire de Dijon et Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, la commission sécurité de France urbaine s’est réunie le 5 juillet. 25 élus et techniciens des grandes villes et grandes agglomérations de France ont répondu présents à cette matinée de travail. Cette réunion fût l’occasion de revenir sur les problématiques de sécurité auxquels les élus sont confrontés sur leurs territoires ainsi que sur les messages politiques à relayer auprès du nouveau gouvernement.
Adopté fin mars, le manifeste de France urbaine a permis aux membres de la Commission sécurité de formuler des propositions précises en matière de sécurité publique et de prévention de la radicalisation. La nomination du nouveau gouvernement va donner l’occasion, ces prochaines semaines, d’insuffler une nouvelle dynamique de collaboration entre l’Etat et les collectivités. L’enjeu consistera principalement repenser la gouvernance, la définition des objectifs et des moyens mis en œuvre pour assurer, dans un esprit de co-construction, une politique de sécurité renouvelée.

Ces rencontres entre élus et techniciens sont aussi l’occasion de partager des bonnes pratiques. Cette fois, c’est Orléans qui est venue présenter les dispositifs mis en place par la municipalité en matière de lutte contre les ivresses publiques. Pour se faire, la municipalité a pris une délibération comprenant trois volets : une information renforcée, une convention tripartite ville, Délégation départementale pour la sécurité publique (DDSP), SOS médecins, afin de mettre en place un système de facturation des frais de transport. Ce dernier volet a été validé par la cour administrative d’appel suite à un contentieux.

La matinée a été clôturée par une audition de Muriel Domenach, secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation que nous retrouverons lors de la Conférence des Villes, le 20 septembre prochain, afin de débattre de nos propositions en matière de prévention de la radicalisation.

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Suite à la publication du décret du 3 mai 2017 (n° 2017-693) portant création et organisation du « Conseil scientifique sur les processus de radicalisation », France urbaine est devenue membre de ce dernier.

Le Conseil a vocation à dresser des passerelles entre le monde de la recherche et les services opérationnels impliqués dans la lutte contre la radicalisation.

Présidé par le Premier ministre, il doit « faciliter le dialogue entre les administrations publiques et les chercheurs en sciences humaines et sociales, (…) contribuer à la valorisation des résultats de la recherche en sciences humaines et sociales et à leur réutilisation au bénéfice des politiques publiques de prévention et de lutte contre la radicalisation ».  Il pourra proposer au Premier ministre « toute mesure visant à améliorer la politique de prévention et de lutte contre la radicalisation ».

Il est composé de quatorze représentants institutionnels, dont quatre représentants d'associations d'élus locaux (nommés sur propositions de France urbaine, de l'Association Régions de France, de l'Assemblée des Départements de France et de l'Association des Maires de France) et de treize universitaires. L’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice assurera le secrétariat général du Conseil.

Faisant suite à un travail engagé à l’occasion de la dernière réunion de la commission « Education » de France urbaine, le cabinet de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en lien avec le cabinet du ministre de l’Intérieur, a associé France urbaine à l’écriture de deux documents importants relatifs à la sécurisation des écoles face au risque d’attentats.