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VERS UNE RECONNAISSANCE DE LA MÉDIATION SOCIALE

En cette fin de semaine, les députés débutent l’examen d’une proposition de loi transpartisane visant à reconnaitre les métiers de la médiation sociale qu’appelle de leurs vœux les membres de France urbaine.

médiation

Comme le rappelait l’association dans sa contribution lors des élections présidentielles il y a déjà maintenant 2 ans, les médiateurs sociaux jouent un rôle indispensable pour la cohésion sociale, l’accès au droit, la solidarité et contribuent à la tranquillité publique, au sentiment de sécurité et la solidarité. Ils effectuent un travail principalement de rue et de contact quotidien avec le public, qui s’est révélé encore plus essentiel en période de crise sanitaire ou à la suite des violences urbaines de l’été 23.

Formation, diversification des effectifs : pour un statut reconnu aux médiateurs

Ainsi, comme d’autres structures représentatives des collectivités, France urbaine plaide pour donner un statut reconnu aux médiateurs et ainsi permettre de renforcer la formation, de diversifier et stabiliser les effectifs, de les légitimer dans leurs relations partenariales, de les protéger au quotidien.
Il convient également de rappeler que la médiation sociale ne doit pas uniquement se déployer dans les quartiers prioritaires de la ville. Elle doit être soutenue par des financements pluri annualisés dans le cadre d’enveloppes globales et fongibles.
Ces points ont été rappelés lors d’une table ronde, présidée par Patrick Vignal, député de l’Hérault, le 18 janvier dernier, rassemblant le Forum Français pour la Sécurité Urbaine et l’assemblée des départements de France auprès desquelles France urbaine est engagée au sein du Collectif Inter Associations d’élus pour la sécurité et la prévention (CIAESP) et qui se réjouissent de porter ces positions communes sur un sujet prioritaire pour le “vivre-ensemble”.

La création de “contrats pluriannuels de développement territorial de la médiation sociale”

Si en l’occurrence le texte reste court, il a le mérite d’insérer un titre spécifique dans le code de l’action sociale et des familles dans lequel est définit la médiation sociale, notamment son rôle, ses objectifs et les acteurs concernés, dont au premier chef, les collectivités territoriales. À noter que sont également créés des « contrats pluriannuels de développement territorial de la médiation sociale » qui devraient permettre de mieux coordonner les initiatives prises au niveau local (sous couvert de rester lisible avec le reste des documents en la matière tels que les contrats de ville, les conventions de coordination ou les contrats de sécurité intégrée).
Le texte prévoit, par ailleurs, que les départements puissent participer aux actions visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles et homogénéise également les missions des adultes relais avec celles des médiateurs sociaux.

Ce texte marque donc « l’acte 1 » d’une meilleure reconnaissance pour la médiation sociale.
France urbaine, qui participe avec le reste de ses partenaires, à l’Observatoire national de la médiation sociale (crée en 2023 et porté par l’ANCT, les ministères, les réseaux de la médiation sociale et des collectivités territoriales, les bailleurs sociaux et les entreprises délégataires de services publics) sera attentive à ce que des réflexions prospectives puissent y se tenir prochainement (non recours, précarité énergétique, intelligence artificielle…) et que des décisions fortes de la part du Gouvernement puissent être annoncées afin de renforcer ces métiers (financements, attractivité, formation…).

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