Économie des territoires

DATA CENTERS : FRANCE URBAINE MOBILISÉE POUR REDONNER LA MAIN AUX TERRITOIRES

 Alors que les projets de data centers se multiplient en France, France urbaine s’est saisie du sujet depuis un an et demi, à la demande de plusieurs collectivités adhérentes directement confrontées à l’arrivée de ces équipements sur leur territoire. Objectif : construire une doctrine utile, partagée et opérationnelle, pour que l’implantation de ces infrastructures stratégiques ne se fasse pas “contre” les territoires, mais avec eux.  

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Aujourd’hui, la France compte environ 1 500 data centers, longtemps majoritairement de petite taille et donc relativement peu visibles. Mais la montée en puissance de l’intelligence artificielle change d’échelle : les nouveaux centres de calcul annoncés sont jusqu’à dix fois plus grands et plus énergivores que les unités de stockage informatique traditionnelles, avec des impacts directs sur l’énergie, l’eau, le bruit, le foncier et l’acceptabilité locale. 

 Dans le même temps, depuis février 2025, l’État a engagé une stratégie nationale d’attractivité très offensive, sans implication des territoires, alors même que les contestations locales se multiplient. Pour France urbaine, le data center doit donc être considéré comme un sujet de politique publique : les collectivités d’accueil doivent pouvoir peser sur les conditions d’implantation et sur les possibilités de création de valeur locale, les retombées fiscales ne pouvant être la seule motivation territoriale.  

Outiller les collectivités et faire évoluer le cadre 

 Pour aider les élus et services à se repérer, un guide méthodologique pratique à destination des territoires, conçu et rédigé en partenariat avec l’association Ville de Demain et le think tank Paris Île de France Capitale Economique, est en cours de finalisation et sera diffusé prochainement.  

 Enfin, France urbaine souhaite engager un dialogue avec l’État pour faire évoluer un cadre aujourd’hui insuffisant : les data centers ne disposent pas de catégorie dédiée dans le code de l’urbanisme, ce qui entretient des incertitudes et complique l’encadrement local. L’association propose donc la création d’une sous-destination “data center”, afin de clarifier les règles, de mieux intégrer ces projets dans les documents d’urbanisme, et surtout de renforcer la capacité d’action des collectivités dans la définition des conditions d’implantation et des retombées associées. 

 

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