À LA REF, FRANCE URBAINE RAPPELLE QUE LA COMPÉTITIVITÉ SE JOUE DANS LES TERRITOIRES
Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon et vice-présidente de France urbaine déléguée à la décentralisation et aux institutions, ainsi que Michaël Delafosse, maire de Montpellier, président de Montpellier Méditerranée Métropole et vice-président de France urbaine délégué aux finances, ont participé, jeudi 27 août, à la Rencontre des entrepreneurs de France.
Organisée par le Medef au stade Roland-Garros, la REF 2026 était placée sous le thème du « courage ». Les deux élus sont intervenus lors d’une table ronde du Comité des métropoles consacrée aux mobilités, aux transports et aux enjeux aéroportuaires. Participaient également à cet échange Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, président d’Ardenne Métropole et vice-président en charge des Finances et de la fiscalité d’Intercommunalités de France, et Philippe Laurent, maire de Sceaux, 2e vice-président de la Métropole du Grand Paris délégué aux Finances, vice-président de l’Association des maires de France et président de la Commission Transport et des mobilités de la région Île-de-France.
Derrière les mobilités, les conditions concrètes de la compétitivité
Au-delà des questions de mobilité, les élus de France urbaine ont porté une vision plus large du développement économique territorial. La compétitivité des entreprises se joue aussi dans leur capacité à trouver du foncier, à recruter, à accéder à l’énergie ou encore à proposer à leurs salariés des solutions adaptées en matière de logement et de déplacement.
Dans ce domaine, les grandes villes, agglomérations et métropoles occupent une place particulière. Par leurs compétences, elles peuvent mettre en cohérence les politiques de mobilité, de logement, d’aménagement, d’emploi et de formation. Elles ne se substituent pas aux entreprises : elles créent les conditions de leur développement et organisent les coopérations dont les territoires ont besoin.
Véronique Sarselli et Michaël Delafosse ont ainsi défendu une approche territoriale de l’économie, attentive aux besoins des entreprises comme aux ressources et aux contraintes locales. Une approche indispensable pour concilier production et décarbonation, attractivité et sobriété, développement économique et qualité de vie.
Privilégier la coopération
Les élus ont également insisté sur la nécessité de construire une relation plus réciproque entre entreprises et territoires. L’implantation d’une activité économique ne peut être envisagée indépendamment de sa contribution à l’emploi, à la formation, à la sous-traitance locale ou à la gestion des ressources.
Cette coopération peut prendre des formes très concrètes. La revitalisation des centralités commerciales suppose par exemple une mobilisation conjointe des collectivités, des commerçants, des chambres consulaires, des propriétaires et des investisseurs. La commande publique peut, elle aussi, soutenir l’innovation, l’insertion et l’économie circulaire, à condition de disposer d’un cadre clair et sécurisé.
Pour France urbaine, ce dialogue entre collectivités et entreprises est indispensable afin de renforcer durablement les économies territoriales et accompagner leurs transformations.