ÉCOLE PRIMAIRE JOSÉPHINE BAKER NANTES, UN ÉTABLISSEMENT PENSÉ POUR FAIRE FACE AUX FORTES CHALEURS
Ouverte en mars 2026 sur l’île de Nantes, l’école primaire Joséphine-Baker témoigne des solutions mises en œuvre par la métropole pour adapter le bâti scolaire aux fortes chaleurs. Matériaux biosourcés, ventilation naturelle et végétalisation doivent permettre de limiter l’empreinte carbone du bâtiment et d’améliorer le confort des élèves.
Prévue pour accueillir 400 élèves, l’école Joséphine-Baker, sur l’île de Nantes, a été pensée selon des principes bioclimatiques. Sa structure en ossature bois est isolée en paille, complétée par du lin, du chanvre et du coton. À l’intérieur, des briques de terre crue fabriquées en Vendée contribuent à réguler naturellement la température.
Le principe repose notamment sur le rafraîchissement nocturne du bâtiment. Lors des épisodes de forte chaleur, les fenêtres équipées d’un système anti-intrusion peuvent être ouvertes la nuit afin de faire entrer l’air frais. Les murs en terre crue stockent cette fraîcheur avant de la restituer pendant la journée.
Les aménagements ne se limitent pas au bâtiment : les cours sont végétalisées et des noues paysagères favorisent l’infiltration naturelle des eaux pluviales. Des panneaux photovoltaïques sont également installés en toiture.
L’adaptation des écoles, un enjeu porté par France urbaine
Cet exemple de Nantes Métropole s’inscrit dans les travaux menés par France urbaine sur l’adaptation des villes et du patrimoine public aux fortes chaleurs. Face à la succession des épisodes caniculaires, les collectivités sont amenées à accélérer l’adaptation du bâti scolaire. Végétalisation des cours, installation d’ombrières ou de brasseurs d’air, rénovation des bâtiments : différentes solutions ont déjà été mises en place dans certains territoires ou font l’objet de réflexions au sein des collectivités.
Pour pouvoir agir plus largement et inscrire ces adaptations dans la durée, les collectivités appellent notamment à disposer de moyens à la hauteur des besoins. Dans une tribune collective publiée le 16 juillet 2026 dans Les Échos, des élus de France urbaine appellent ainsi à « changer d’échelle et de méthode » face à la multiplication et à l’intensification des épisodes de chaleur. Parmi les priorités identifiées figure l’adaptation des écoles, afin de garantir des solutions d’accueil pour les enfants lors des périodes de canicule.
Plus largement, les élus signataires appellent à accélérer les investissements consacrés à l’adaptation au changement climatique. Ils estiment que les collectivités doivent pouvoir investir 19 milliards d’euros par an d’ici 2030 pour adapter les territoires, soit un doublement du rythme actuel. La préservation des capacités d’investissement des collectivités constitue ainsi un enjeu central pour engager dans la durée la rénovation et l’adaptation du patrimoine public.