À REIMS, LES ASSISES DE LA SOLIDARITÉ S’ATTACHENT À MIEUX ACCOMPAGNER LES FAMILLES

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Reims a organisé, le 12 janvier, la 9ᵉ édition des Assises rémoises de la solidarité. Mis en place depuis 2017, ce rendez-vous annuel vise à renforcer la coordination entre les acteurs locaux de la solidarité et à co-construire des réponses adaptées à l’évolution des besoins sociaux du territoire.

Cette édition a réuni une centaine de professionnels, bénévoles et experts autour du thème : « Le soutien à la parentalité : un enjeu majeur d’accompagnement des parents à leurs compétences parentales pour leur bien-être et celui de leur enfant ».

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La parentalité, un enjeu social majeur

Les réflexions engagées lors de ces Assises s’inscrivent dans un contexte social documenté. Selon l’Insee, un enfant sur trois a subi en France au moins une privation matérielle en 2024, une situation qui demeure plus fréquente dans les familles monoparentales, malgré une légère amélioration sur la dernière décennie. Ces constats soulignent le lien étroit entre parentalité, précarité et conditions de vie des enfants.

Ils rejoignent également les analyses du rapport d’information du Sénat publié le 28 mars 2024 par la Délégation aux droits des femmes, qui qualifie la monoparentalité de phénomène massif et rappelle que ces familles constituent désormais un public à part entière des politiques sociales et familiales, appelant des réponses mieux adaptées à la diversité des modèles familiaux.

Des Assises tournées vers l’action publique locale

La matinée du 12 janvier a été structurée autour d’ateliers consacrés à la prévention de l’épuisement parental et à l’amélioration de la coordination entre acteurs. Les échanges visaient à formuler des propositions concrètes susceptibles d’alimenter le renouvellement de la Convention territoriale globale (CTG), avec l’objectif d’inscrire le soutien à la parentalité comme un axe transversal des politiques sociales locales.

À travers ces travaux, les Assises rémoises s’affirment comme un outil de dialogue et d’adaptation des dispositifs existants aux besoins identifiés sur le territoire.

Un enjeu partagé au sein du réseau France urbaine

Cette initiative fait écho à des démarches engagées dans d’autres collectivités membres de France urbaine, notamment à Dijon, où un plan d’action structuré en faveur des familles monoparentales a été adopté.

Ce plan met notamment en avant un levier central de l’action locale : les modes d’accueil de la petite enfance. À travers leur responsabilité en matière de crèches, les communes et intercommunalités occupent une place déterminante dans l’accompagnement des familles, en facilitant l’articulation entre vie familiale, professionnelle et accès aux droits. Cette compétence de proximité confère au bloc local un rôle clé dans les politiques de soutien à la parentalité, en particulier pour les familles les plus exposées à la précarité.

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