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Le 23 mars 2017, à Arras, les élus de France urbaine et de ses collectivités membres ont exprimé unanimement leur volonté d’être des « acteurs de solidarité, devant assumer plus que jamais un rôle essentiel de cohésion sociale dans le respect des valeurs de la République ».

C’est dans chaque collectivité, quelle que soit sa taille, ses caractéristiques urbaines ou rurales, que vit au quotidien auprès des habitants notre priorité « d’Alliance entre les territoires ».

Et, parce que nous prônons cette Alliance, nous préférons le dialogue des territoires plutôt que l’affrontement. C’est l’« ADN » de notre Association.

Le populisme ambiant dans notre pays progresse sur les inquiétudes du vécu de chaque jour et d’un futur ponctué de beaucoup de points d’interrogation. Nous luttons contre au quotidien.

C’est de ce terreau d’angoisses de tous les ordres que ressurgit le vieux discours contre les villes, les grandes villes et, maintenant, contre les métropoles.

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Le 25 avril 2017, France urbaine a assisté à une séance de travail relative aux enjeux de la réforme territoriale sur l’emploi, organisée par le Club de prospective territoriale de « France stratégie », en partenariat avec le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et l’Observatoire des territoires, créé en 2005, en poursuivant un double objectif : fournir une information plus complète aux acteurs territoriaux et au grand public et profiter des opportunités offertes  par l’avènement d’Internet et la diffusion de l’information géographique.

Le 5ème rapport, élaboré en décembre dernier, du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), intitulé « Emploi et territoires – rapport de l’Observatoire des territoires 2016 », appuyé sur un outil numérique très performant (voir ci-après la présentation du dispositif interactif de l’Observatoire), présente, en trois parties, les disparités territoriales françaises en matière d’emploi et de chômage.

Il commence par dresser le portrait de leurs évolutions pendant près de quarante années de mutations économiques (1975 – 2012), qui se caractérisent par un recul prononcé des emplois agricoles et industriels et une forte croissance des emplois tertiaires : 4,3 millions d’emplois industriels et agricoles ont disparu sur la période, tandis que 9,7 millions d’emplois furent créés dans le secteur tertiaire productif et dans la sphère publique. Cette tertiarisation des emplois s’est développée principalement dans les zones anciennement couvertes par des emplois agricoles (à l’ouest du pays principalement), pendant que les zones d’emploi industriel (le nord-est surtout) se sont orientées vers l’emploi public.

Luc Belot, député du Maine-et-Loire, a rendu le 18 avril 2017 son rapport au Premier ministre sur l’avenir de la "ville intelligente", ou "smart city". La commission "développement économique, innovation, numérique" de France urbaine, co-présidée par Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et Jean Rottner, maire de Mulhouse, l'avait auditionné au mois de janvier 2017, pour partager ses vues et entendre les adhérents de France urbaine dans le cadre de la mission que lui avait confié le Premier ministre en novembre 2016 sur « l’avenir de la ville intelligente en France ». Le député était invité, dans sa lettre de mission, à mettre en évidence les besoins que la ville intelligente a vocation à satisfaire, ainsi qu’à identifier les atouts et faiblesses dans l’offre de services et d’équipements des entreprises françaises concernées par ces activités. Il devait en outre expertiser l’articulation entre le déploiement des solutions liées à la ville intelligente et les politiques publiques poursuivies par le Gouvernement en la matière, en s’appuyant sur un état des lieux des projets existants.

Posant comme axiome que la smart city représente une chance pour les territoires et leurs habitants, Luc Belot postule que le déploiement d’outils numériques peut permettre une véritable amélioration de l’utilisation des infrastructures publiques, qui est renforcée par le développement des usages par les habitants.

Son rapport ne vise toutefois pas à définir ce qu’est une smart city ; il dit même qu’il n’y a pas un modèle unique car la seule ville véritablement intelligente est celle qui répond aux attentes des habitants. Cependant, quel que soit le projet, trois principes directeurs doivent guider les territoires.

La commission dédiée à la Politique de la ville et à la cohésion sociale, commune à France urbaine, l’Association des Maires de France et l’Association des Maires Ville & Banlieue de France, présidée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole, président de France urbaine, a auditionné, le 19 avril, les représentants des principaux candidats à l’élection présidentielle. Les thèmes abordés, contenus dans quatre questionnaires, portaient sur les principaux enjeux de la politique de la ville, le logement et la rénovation urbaine, l’éducation et l’emploi.

Les représentants des candidats étaient les suivants : Jean-Jacques Bridey, député-maire de Fresnes pour Emmanuel Macron ; Philippe Dallier, sénateur-maire de Pavillons-sous-Bois pour François Fillon ; Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis, pour Benoit Hamon ; Jeannick Le Lagadec, adjointe au maire de Champigny-sur-Marne, conseillère départementale déléguée du Val-de-Marne, pour Jean-Luc Mélenchon ; Mikaël Sala, secrétaire départemental du Front National du Val d’Oise pour Marine Le Pen.

Les premières « Journées nationales de France urbaine », à Arras les 23 et 24 mars 2017, ont connu un franc succès, tant en termes d’audience que de contenus.

L'un des moments forts fut la présentation des propositions des élus urbains aux candidats à l’élection présidentielle. Ces propositions, recueillies dans « Le Manifeste du Grand Arras », furent notamment exposées, par le président de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole, le président délégué, Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, président de la Métropole de Lyon et le secrétaire général, André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy.

L’occasion pour ces derniers de souligner combien, au-delà de la participation de tous les territoires urbains et de la qualité des discussions, le rendez-vous d’Arras est avant tout « un état d’esprit », celui de l’indispensable « Alliance des territoires » (voir « La Une » de la précédente édition de « Territoires urbains »).

Dans l’édition de la semaine passée nous avons également livré à nos lecteurs les tenants et aboutissants des trois premiers ateliers thématiques de ces Journées : finances locales ; développement durable et transition énergétique ; cohésion sociale et territoriale, logement.

Aujourd’hui, c’est le tour de la présentation du déroulement des trois autres ateliers : éducation, culture, transmission et citoyenneté ; développement économique et emploi ; sécurité.