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Stratégies alimentaires territoriales

Vers la mise en place d’un chèque alimentation durable à la rentrée

08/07/2021

Mounir Mahjoubi, député de Paris, qui souhaite la mise en place d'un chèque alimentaire, est venu présenter sa vision du dispositif auprès de France urbaine.

Lors de l’examen du projet de loi « Climat & résilience » à l’Assemblée nationale, Mounir Mahjoubi, député LREM de Paris, a déposé un amendement qui prévoit d’enclencher une dynamique nationale en faveur d’une mise en place rapide du chèque alimentaire. Cet amendement prévoit la remise d’un rapport complet dans un délai de 6 mois portant sur l’architecture et l’engagement du dispositif, notamment les personnes bénéficiaires, les produits éligibles, la valeur faciale et le financement dudit chèque. Si le Sénat a apporté quelques précisions à la marge, le dispositif est confirmé et devrait voir le jour dès la rentrée.  
 
Lors de son intervention devant les élus de France urbaine, le député a tout d’abord précisé sa vision du dispositif, à savoir un chèque alimentation durable 100% local, bio et durable et qui doit répondre à au moins 4 enjeux :   
 

  • Un enjeu de solidarité au bénéfice des publics précaires ;
  • Un enjeu de santé public pour favoriser une alimentation de qualité pour tous ;
  • Un enjeu économique, en soutenant l’agriculture françaises et ce faisant, en être un outil qui stimule la croissance ;
  • Un enjeu environnemental, en privilégiant les produits qui ont un impact positif pour le climat.

Le chèque Alimentation durable vient en complément des dispositifs existants et ne doit pas venir casser ce qui existe déjà, notamment en matière d’accompagnement social.  
 

Quelle mise en place envisagée ?


Une mise en place en deux temps serait envisagée :

  1. Une première phase, dès la rentrée, ciblerait les jeunes, pour répondre à l’urgence via un dispositif ad hoc, à travers la mise en place d’une plateforme numérique.
  2.  Dans un second temps, le dispositif ciblerait les familles bénéficiaires de l’aide alimentaire avec une mise en œuvre qui passerait davantage par les acteurs locaux (CCAS, associations etc. ;).

 
Les députés souhaitent que ce dispositif favorise les fruits et légumes de et soit mis en place par des circuits de ventes directs (circuits courts). Afin de toucher tous les publics, des conventions pourraient être passées avec les acteurs de la grande distribution qui pourraient prévoir un panier dédié (fruits et légumes français). L’amendement prévoit que le gouvernement dispose de trois mois pour présenter, via un rapport, sa stratégie et les modalités envisagées.  L’engagement du gouvernement est d’avoir une proposition opérationnelle dès septembre pour les publics plus jeunes avant d’ouvrir le dispositif aux familles bénéficiaires début 2022. 

A l’issue de la commission, France urbaine et le député Mounir Mahjoubi ont convenu de reprendre contact à la rentrée et de faire un point d’étape sur ce dispositif.