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Education, jeunesse et petite enfance
Santé

Situation sanitaire dans les écoles : France urbaine tire la sonnette d’alarme

31/03/2021

La progression inquiétante de la Covid-19 a des impacts majeurs dans la gestion quotidienne des établissements scolaires.

Si, à ce jour, France urbaine ne déplore pas encore de fermetures massives de crèches ou de maisons d’assistance maternelle dans les grandes villes, grandes agglomérations et métropoles, la situation devient particulièrement critique pour les écoles primaires
 
Elles sont aujourd’hui fermées par dizaines dans les grands territoires urbains, du fait des nouvelles consignes sanitaires de fermeture des établissements dès le premier enfant malade, mais aussi et surtout, en raison de très forts taux d’absentéisme des personnels, enseignants ou agents territoriaux. Ce taux d’absentéisme atteint jusqu’à 50% dans certaines villes, compte tenu de la moyenne d’âge relativement élevée des agents concernés et des facteurs de risques de santé justifiant ces autorisations spéciales d’absence. De plus, le recrutement de remplaçants a atteint ses limites et, dans un grand nombre de territoires, les directeurs évoquent un « casse-tête quotidien » pour maintenir certains établissements ouverts.
 
Il est désormais indispensable que les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), ceux de la restauration municipale, de l’accueil périscolaire, des garderies ou de l’accueil de loisirs, qu’ils soient territoriaux ou associatifs, puissent être vaccinés au plus vite, au même titre que les enseignants. L’échéance annoncée par le Gouvernement, fixée à la deuxième quinzaine du mois d’avril, doit impérativement être respectée. 
 
S’il faut prioriser au regard de la disponibilité des doses, France urbaine demande à ce que les critères puissent prendre en compte l’ampleur constatée de la pandémie dans les territoires ainsi que le nombre de fermetures d’établissements.
 
Aussi, France urbaine appelle à ce que la doctrine sanitaire puisse évoluer, concernant le retour des agents malades ou « à risque », dès lors qu’ils ont été définitivement vaccinés contre la Covid-19.
 
Enfin, France urbaine fait part de la préoccupation majeure des collectivités urbaines en matière de recrutement de personnel : si une décision nationale venait à imposer la fermeture des établissements ou une prolongation anticipée des vacances scolaires de printemps, un grand nombre de questions logistiques, de resources humaines et financières se poseront car les collectivités locales seront de nouveau en première ligne pour gérer l’accueil des publics prioritaires, qui, compte tenu notamment de l’ouverture des commerces de première nécessité, concernera un nombre d’enfants bien plus important que lors du premier confinement, en mars 2020. 
 
Si la crise sanitaire a pris de court l’ensemble des acteurs en 2020, l’absence d’une véritable gestion partenariale de la crise et de ses impacts entre l’Education nationale et les territoires est aujourd’hui injustifiable. France urbaine réitère sa pleine mobilisation et disponibilité pour travailler étroitement avec le Ministère et l’ensemble des services de l’Etat pour une coordination efficace et partagée.