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Alliance des territoires

Olivier Landel : « Il n’y a pas vraiment eu de campagne intercommunale »

04/03/2020

Le délégué général de France urbaine revient pour WEKA sur les principaux enjeux des élections municipales et sur les préoccupations de France urbaine à la veille du scrutin.

Quels sont selon vous les principaux enjeux des élections municipales de mars 2020 ?

Les sondages montrent que les Français attendent des mesures en matière de sécurité, santé, transition écologique… Ce sont en réalité des sujets permanents pour les collectivités. Au-delà, il me semble important de pointer les enjeux des prochains mandats : sur quoi les élus travailleront-ils une fois en place ? La question climatique sera naturellement incontournable et les élus devront l’aborder sous deux angles. Tout d’abord, « l’atténuation » : comment limiter les émissions de CO2 pour ne pas dépasser le seuil de 1,5 degré de réchauffement, aujourd’hui inévitable. Il faudra agir notamment sur les transports et sur la rénovation énergétique des bâtiments, non seulement ceux dont la collectivité est propriétaire mais aussi lorsqu’elle est partie prenante comme dans les résidences sociales.

De nombreuses collectivités ont déjà pris des initiatives en ce sens ; il va falloir accélérer le mouvement. Outre l’atténuation, les élus devront travailler sur « l’adaptation » à des événements climatiques plus forts, dont ils ont pris conscience, et qui ont des conséquences sur la vie quotidienne. Pour cela, il n’y a pas vraiment de méthodologie et les élus devront expérimenter diverses solutions : apporter davantage de verdure à la ville, remplacer le béton par des pelouses, trouver des circulations d’air… Sur de tels sujets — climat, énergie, transports… —, les villes devront aussi s’associer pour être plus efficaces. C’est pourquoi France urbaine prône depuis quelques années « l’alliance des territoires ».

Propos recueillis par Martine Courgnaud-Del Ry/ WEKA.