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Elections municipales et communautaires

Municipales 2020 : les 50 grandes villes membres de France urbaine ont élu leur conseil municipal

01/07/2020

Retour sur le second tour des élections municipales et intercommunales organisé le 28 juin dernier.

Une abstention record

Le second tour des élections municipales et intercommunales s’est déroulé le dimanche 28 juin 2020 dans près de 4 600 communes et secteurs électoraux. Le scrutin est malheureusement marqué par une abstention record estimée à 59,5% du corps électoral contre 55,25% au premier tour. L’abstention dépasse même les 75 % à Vitry-sur-Seine, Créteil, Roubaix, Mulhouse, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne…
 
Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg… des grandes villes changent d’étiquette

Sur les 50 communes membres de l’association, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) l’emporte dans  9 villes (Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, Tours, Besançon, Annecy et Colombes) dont 4 très grandes villes et la Métropole de Lyon, seule métropole pour laquelle le résultat électoral est connu à ce jour.

Le Parti Socialiste remporte 18 villes adhérentes de France urbaine. Les socialistes gagnent les villes de Montpellier et Nancy, conservent notamment Paris, Lille, Rennes, Nantes mais aussi Clermont-Ferrand, Dijon, Rouen ou Brest. Ils perdent cependant la ville de Metz, gagnée par les Républicains.
Les Républicains (LR) remportent quant à eux 17 villes adhérentes de France urbaine. Le parti ravit Orléans, conserve Toulouse mais perd de très grandes villes comme Marseille et Bordeaux.
La majorité présidentielle (LREM, MODEM, UDI, Agir, Radicaux) conservent 4 villes (Amiens, Pau, Le Havre et Roubaix) mais « perd » quatre villes dans lesquelles elle s’était alliée au maire sortant (Nancy, Orléans, Tours et Annecy).

 

Le calendrier à venir

La très grande majorité des conseils municipaux du pays est déjà installée, depuis la fin du mois de mai : il s’agit des communes où le premier tour, le 15 mars, a été conclusif. Dans les quelque 4 600 communes qui ont élu leur conseil municipal le 28 juin, sont entrés en fonction le lendemain tous les élus des communes dont le conseil municipal n’a pas été élu au complet le 15 mars. Cette date a donc également marqué la fin du mandat des élus entrés en fonction en 2014, prorogé jusque-là, excepté pour les maires et adjoints sortants qui continuent l’exercice de leur fonction jusqu’à la date d’installation du conseil municipal et l’élection de leurs successeurs. 

Depuis le 29 juin, le droit commun s’applique pour la convocation du premier conseil municipal : comme l’exige le CGCT, « la première réunion se tient de plein droit au plus tôt le vendredi et au plus tard le dimanche suivant le tour de scrutin à l'issue duquel le conseil a été élu au complet ». Soit entre le vendredi 3 et le dimanche 5 juillet. Lors de ce premier conseil municipal – obligatoirement tenu en « présentiel » – seront élus le maire et les adjoints. Le dimanche 5 juillet au soir, tous les maires de France donc, à l’exception de ceux de la Guyane, seront élus. 

Pour les conseils communautaires

Conséquence de cette installation de tous les conseils municipaux : le renouvellement de l’ensemble des conseils communautaires va pouvoir s’effectuer dans la foulée (sauf en Guyane). Rappelons qu’à ce jour, seuls 154 EPCI sur 1255 ont pu s’installer. Si le deuxième tour ne concerne qu’une minorité de communes, c’est en revanche la très grande majorité des EPCI (88 % d’entre eux) qui ont été impactés par le second tour, puisqu’ils comprennent à la fois des communes ayant déjà désigné leurs nouveaux conseillers communautaires, et des communes où ce sont les anciens qui continuent de siéger. 
Le mois de juillet marque ainsi la fin de cette situation exceptionnelle. 
La loi du 23 mars 2020 a fixé la date limite d’installation des conseils communautaires : c’est le « troisième vendredi suivant l’élection », donc le 17 juillet, mais la majorité a, assez logiquement, fait en sorte que l’installation puisse se faire plus tôt.

Pour les syndicats mixtes

Toujours dans le but d’éviter que l’installation de certaines structures se fasse en plein cœur de l’été, le gouvernement a également décalé la date d'installation des syndicats mixtes fermés. Si au moins un des membres du syndicat est concerné par le second tour, la date limite de la réunion d’installation des comités syndicaux est repoussée au 25 septembre 2020.