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Education, jeunesse et petite enfance

Manque de personnels de la petite-enfance : France urbaine sollicite une réunion d’urgence à l’Etat

10/06/2021

La commission « Education, jeunesse et petite-enfance » de France urbaine a proposé au secrétaire d'État Adrien Taquet la tenue d’une table ronde de gestion de crise d’ici la fin du mois de juin.

Si les familles ont besoin de modes de garde et les enfants de places d’accueil, les collectivités urbaines engagent d’importants moyens pour ouvrir de nouveaux équipements collectifs et proposer de nouveaux berceaux.
 
Malgré ces besoins évidents au regard des listes d’attente qui restent encore trop longues, les efforts des collectivités (70 % des berceaux sont dans des équipements municipaux) n’ont jamais été aussi importants et doivent permettre d’accueillir plusieurs milliers d’enfants supplémentaires dans les cinq prochaines années, sous réserve que ces dernières puissent recruter suffisamment de personnels formés.
 
C’est actuellement la difficulté principale : Que ce soit pour gérer l’urgence de la crise sanitaire ou anticiper les besoins de la prochaine rentrée scolaire et des années à venir, les collectivités urbaines ont des difficultés à recruter des personnels de la petite-enfance et sont confrontées au départ à la retraite d’un certain nombre d’agents, qui ne sont pas remplacés.
 
Si des mesures sont prises de la part de l’Etat, de ses opérateurs et des collectivités, France urbaine appelle au renforcement des actions visant à rendre ces métiers plus attractifs. Ce métier génère une responsabilité importante et participe à la formation de la société de demain. Ce n’est pas uniquement l’accueil et la garde de l’enfant. Il y a une dimension éducative, d’éveil, de partage et d’écoute.
 
Les collectivités urbaines sont également confrontées à la faiblesse du nombre de personnes formées aux métiers de la petite-enfance. Bien qu’il y ait parfois plus de dix candidats pour un poste en école de formation, bien que l’emploi soit garanti à l’issue, bien que le besoin des familles soit crucial, un simple problème de financement trop limité des formations spécialisées et donc des candidats accueillis a un « effet en cascade ».
 
Face à ces difficultés, la commission « Education, jeunesse et petite-enfance » de France urbaine a proposé au secrétaire d'État en charge de l'Enfance et des Familles Adrien Taquet la tenue d’une table ronde de gestion crise et de prise de décisions d’ici la fin du mois de juin. Celle-ci pourrait associer les principaux employeurs, notamment les collectivités, les représentants des régions compétentes pour la mise en œuvre et le financement des formations et l’Etat.