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Education, jeunesse et petite enfance

Les grandes villes préparent la rentrée scolaire aux côtés de l’Etat

21/04/2021

Le 16 avril et pour la première fois, le ministère de l’Education nationale a organisé une réunion de travail de préparation à la réouverture des écoles.

Pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire il y a plus d’un an, France urbaine, comme les autres associations d’élus, a été associée, le 16 avril dernier, par le Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, à un travail partenarial de préparation à la réouverture des écoles, le 26 avril prochain.
 
Représentant l’association, plusieurs adjoints et directeurs en charge de l’éducation des villes de Marseille, Nantes ou Lille ont ainsi contribué à la préparation d’une rentrée prenant en considération tous les acteurs de l’accueil des enfants : enseignants mais également agents des restaurants municipaux, agents d’entretien, services communaux de l’éducation, animateurs, personnels associatifs travaillant aux côtés des collectivités urbaines.
 

Une démarche à saluer, des contraintes à prendre en compte

Demandée par France urbaine depuis le début de la crise, l’association salue la démarche partenariale de l’Etat. Si les territoires urbains n’ont pas connu de véritables clusters dans des écoles restées ouvertes, le protocole sanitaire est rigoureux et l’expérience des élus urbains de la crise depuis un an et la gestion partenariale qui est la leur sont essentiels pour la santé des enfants et des encadrants.
 
En confirmant sa volonté de travail en commun et en insistant sur le délai nécessaire de 7 jours pour la mise en œuvre de tout nouveau protocole, France urbaine a illustré sa position par la gestion de la pause méridienne satisfaisante sur le plan sanitaire (groupes classes, distanciation des tables, règles du « autant que faire se peut » …) mais qui constitue également la limite, en termes de contraintes, de ce que les collectivités urbaines sont en capacité de gérer.
 

Les temps d’accueil des enfants, une cohérence à assurer

L’association a insisté pour que soient gérés de manière cohérente, tant dans les protocoles sanitaires que ceux de « contact tracing », les différents temps d’accueil des enfants : périscolaire, parascolaire, accueils de loisirs, sorties scolaires, transports scolaires, associations de quartier (aide aux devoirs…) et demandé que soient autorisées et encouragées les sorties scolaires, même au-delà des dix kilomètres.
  

La vaccination pour tous les personnels

France urbaine a également rappelé l’engagement vaccinal des personnels, dans les mêmes conditions d’âge ou de priorités de dates et ce quels que soient leurs employeurs afin que ne soient oubliés ni les agents (ATSEM, animateurs, agents d’entretien, agents de restauration, concierges…), ni ceux d’associations intervenant aux côtés des collectivités pour le périscolaire, les accueils de loisirs ou le soutien scolaire.
 
Sur le plan financier, les collectivités ont dû engager des dépenses imprévues très importantes pour faire face à la crise dans le domaine éducatif. France urbaine a ainsi demandé avoir confirmation qu’il y aura une prise en compte et une compensation rapide de celles-ci.
 

Préparer l’été dès maintenant

Enfin, France urbaine a exprimé la nécessité de travailler dès maintenant, de manière collégiale, pour préparer le mieux possible cet été 2021 de sortie de crise :

  • en confirmant au plus vite le maintien des vacances « apprenantes » ;
  • en soutenant, comme en 2020, les aides au BAFA et la multiplication de possibilités de stages, permettant ainsi de renforcer les équipes d’animation cet été ;
  • en confirmant la volonté de France urbaine de reprendre le partenariat avec l’Association des maires ruraux de France (AMRF) pour mettre en adéquation les demandes de séjours et les capacités locales d’accueil ;
  • en insistant sur le nécessaire soutien financier aux accueils de loisirs, aux séjours et mini-séjours.

Ces réunions de travail durant toute la durée de la crise sanitaire ont un caractère indispensable. Ce travail partenarial, qu’il soit dans le domaine des écoles ou dans celui de la petite-enfance est nécessaire pour accueillir, dans les meilleures conditions possibles, dans le respect de la sécurité des enfants et de leurs encadrants, les enfants dans les écoles et crèches de France dès la semaine prochaine.