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Culture

Les Directeurs des affaires culturelles veulent mieux coopérer

17/10/2019

La fédération nationale des directeurs des affaires culturelles (FNADAC) a tenu à Rennes ses Assises bisannuelles les 10 et 11 octobre 2019.

Ouvertes par Nathalie Appéré, maire de Rennes, et dédiées à la coopération, ces Assises nationales ont rassemblé près de 500 personnes en partant du constat qu’un grand nombre de projets liés à des mouvements associatifs, citoyens, participatifs émergent partout en France, en même temps que se développe l’économie sociale et solidaire dans le secteur culturel. Tous ces projets ont en commun un flagrant besoin de coopération.
 
Ce besoin s’inscrit dans la dynamique actuelle de recomposition des territoires suite à l’adoption de la loi NOTRe, mais aussi dans le contexte des nouvelles pratiques culturelles qui incluent une dématérialisation des contenus et des pratiques, le tout dans un contexte budgétaire difficile. Il faut ajouter la mise en avant par les ministres successifs des secteurs d’actions culturelles prioritaires, à l’image de l’éducation artistique et culturelle, et de l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs (participation des citoyens, entrepreneuriat culturel).
 
Pourtant, nombreux ont été les intervenants à mettre en doute l’existence réelle d’une coopération culturelle, et ce d’autant plus que les professionnels de la culture craignent souvent que coopération rime avec mutualisation. Or de la mutualisation, selon ces professionnels, ressort une division de moyens souvent modestes. Peu de travaux permettent toutefois de mesurer ces effets, ainsi que l’état réel de la coopération culturelle. En 2018, l’Association des directeurs des affaires culturelles des grandes villes de France (ADAC-GVAF), Sciences Po Grenoble et France urbaine s’étaient associés pour produire une enquête dont les résultats montraient surtout une grande hétérogénéité des situations.
 
Cinq ateliers ont réuni les participants pour tenter de répondre aux grands enjeux de la coopération culturelle pour les directeurs des affaires culturelles, qui ont souhaité réfléchir à l’échelle du territoire de coopération, à l’EAC comme droit culturel pour les enfants, aux cultures numériques, aux lieux culturels comme lieux de vie, aux habitants coopérateurs de la vie culturelle et à l’innovation et la coopération dans les modèles économiques et entrepreneuriaux.
 
Ces ateliers ont voulu éclairer des enjeux dans une période de profonde mutation, qui demande aux collectivités de s’adapter à une société en peine évolution.