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Solidarités
Economie des territoires

Insertion et emploi : les territoires urbains s’imposent comme « autorités coordinatrices »

31/03/2021

France urbaine se penche sur les questions de l’emploi et de l’insertion pour densifier et améliorer les politiques publiques locales en la matière.

L’ampleur de la crise sanitaire, économique et sociale invite les territoires à consolider et adapter leurs politiques publiques dédiées à l’emploi et à l’insertion. Un groupe de travail au sein de France urbaine se penche sur cette question de façon à densifier et améliorer les politiques publiques locales en la matière.

Une légitimité récente mais incontestable

Si plusieurs agglomérations et métropoles se positionnent comme « autorités coordonnatrices » sur ces thématiques, c’est qu’elles ont en effet acquis une véritable légitimité :

  • Elles maîtrisent des compétences qui les placent au cœur des parcours de retour à l’emploi : mobilités, logement, développement économique, politique de la ville… ;
  • Elles ont élargi ces dernières années leur champ d’intervention dans le champ des solidarités (FAJ, FSE, PLIE…) ;
  • Elles assurent des missions majeures auprès des acteurs de l’emploi (MDE, Missions locales…) ; leur aire géographique est souvent en concordance avec le bassin d’emploi ;
  • Elles assument un rôle croissant d’animation, de coalition et de coordination des politiques publiques sur leurs territoires.

Un véritable enjeu de différenciation

Ce positionnement doit toutefois tenir compte de réalités locales très variables, qu’il s’agisse de la situation économique des territoires, du niveau d’intégration entre communes et EPCI, de l’organisation géographique de l’agglomération ou du niveau d’articulation entre intercommunalité, Conseil départemental et Conseil régional. En Bretagne, par exemple, ces trois échelons de collectivités travaillent de concert à coordonner leurs politiques en matière d’emploi. Dans d’autres territoires, les relations trop faibles entre le Département et la Métropole ne permettent pas de candidater de concert à certains appels à projets nationaux. Sur cette thématique, la notion de « différenciation » peut prendre tout son sens.
Quoi qu’il en soit, ce rôle consolidé des métropoles et agglomérations peut parfaitement s’accorder avec des politiques publiques nationales et régionales incontestées (stratégie d’indemnisation, offre de formation…).

Un acquis, des objectifs opérationnels

« L’Accord de méthode » signé en février 2021 entre France urbaine et l’Etat a permis de conforter la possibilité pour les agglomérations et métropoles d’exercer la fonction d’organisme intermédiaire (OI) dans la gestion du FSE+. Cet acquis, qui commence à se traduire localement, reste à consolider dans ses modalités d’application. France urbaine œuvrera prochainement dans ce sens.

Pour continuer à consolider la stratégie de mise en place de « métropoles inclusives », les adhérents de France urbaine mènent de front plusieurs chantiers :

  • Une veille active sur le prochain déploiement du dispositif « Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée », de façon à ce que les futurs territoires engagés dans le dispositif soient représentatifs des réalités locales de la lutte contre le chômage,
  • L’expérimentation « Quartiers productifs » menée par plusieurs adhérents de France urbaine (Toulouse, Arras, Montpellier, Nancy, Roubaix)
  • Le renforcement des clauses d’insertion

Ce travail est mené en complément de celui engagé sur la pauvreté des jeunes.