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Sécurité

France urbaine et la Police nationale entendent renforcer leur collaboration

29/04/2021

La commission « Sécurité » a reçu le Directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux, venu présenter les priorités de la Police nationale et son nouveau cadre d’action.

Pour sa troisième réunion, la commission « sécurité » de France urbaine co-présidée par Gaël Perdriau, Maire de Saint-Etienne, Président de Saint-Etienne Métropole et David Marti, Président de la communauté urbaine du Creusot-Montceau, a réuni près de 60 participants le 28 avril dernier.
 
Alors que l’actualité législative et politique a été particulièrement dense ces dernières semaines en matière de sécurité, notamment suite à l’adoption de la proposition de loi relative à la sécurité globale, deux temps forts ont donné lieu à des discussions avec les élus.
A l’issue d’un point d’actualité, les membres de la commission ont accueilli dans un premier temps le Directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux, venu présenter les priorités de la Police nationale et son nouveau cadre d’action avant de répondre aux questions des élus et techniciens.  
 
Dans un second temps, la commission « Sécurité » de France urbaine a reçu les membres de l’association des maires de France composant la délégation territoriale invitée au Beauvau de la sécurité afin de faire un point d’étape sur les discussions thématiques en cours et d’échanger sur une position commune. Réforme territoriale de la Police nationale, lutte contre les stupéfiants, violences liées aux phénomènes de bandes, maintien de l’ordre…  dans le prolongement de la rencontre organisée à la mi-février avec la présidente de France urbaine Johanna Rolland, le Directeur général de la Police nationale est revenu sur les principales actualités de la Police nationale.
 

Les élus urbains plaident pour une meilleure coordination des acteurs au niveau local

 
S’agissant de la Réforme territoriale de la direction centrale de la Police judiciaire, Frédéric Veaux a rappelé la publication d’un décret, le 30 décembre 2020, venu réorganiser les services territoriaux de la direction centrale de la police judiciaire pour le 1er janvier 2021 en créant des directions zonales de police judiciaire, des directions territoriales ainsi que des services de police judiciaire. Dès lors, cette réforme s’inscrit dans le cadre d’un mouvement commun à l’ensemble des directions de la police nationale afin d’aligner l’organisation des services territoriaux sur celle des zones de défense.
Cependant, il subsiste des points d’interrogations quant à la réorganisation de ces services et sa bonne articulation opérationnelle avec les polices municipales. Sur ce point, les élus urbains ont rappelé l’importance d’œuvrer à la meilleure articulation, au niveau local, entre les différents acteurs de sécurité dans la concrétisation d’un continuum avant d’interpeller le DGPN sur la question de la répartition des effectifs de la police nationale et de la communication de ces chiffres aux élus locaux.
 

Lutte contre le trafic des stupéfiants : France urbaine et la Police nationale entendent renforcer leur collaboration

 
S’agissant de la lutte contre les trafics de stupéfiants, sujet de préoccupation majeure pour la majorité des élus de grandes villes, le Directeur général de police nationale, a fait part des dernières actualités en la matière avec la mise en place en février 2020 de l’Office anti-stupéfiants (OFAST). Dirigé par un haut responsable de la Police nationale, l’institution a vocation à animer, en lien avec l’autorité judiciaire, la politique interministérielle de lutte contre les trafics de stupéfiants grâce à une coordination du travail des services de police, de gendarmerie, des douanes, du ministère de la justice…  Installé à Nanterre, l’OFAST dispose également de 16 antennes réparties sur le territoire national. Dans chaque département, la police s’est également engagée dans les cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (CROSS) qui permettent une remontée du renseignement plus fluide ainsi qu’une meilleure coopération entre les différents services impliqués.
Les enjeux entourant les questions de sécurité obligent l’ensemble des acteurs à trouver une meilleure articulation dans les méthodes de travail, tant sur le plan national que sur le plan local. Fort de ce constat, il a été convenu de poursuivre les réflexions engagées entre les représentants de la Police nationale et France urbaine à travers des temps d’échanges réguliers.
 

Beauvau de la sécurité : vers un positionnement commun avec l’AMF

 
Si France urbaine n’a pas été officiellement conviée à prendre part au Beauvau de la sécurité, lequel concerne principalement les forces de police nationale, la mise en place d’un dialogue avec l’Association des maires de France, lors d’une troisième séquence, a permis d’esquisser les premières pistes d’un positionnement commun.
Dans ce cadre, Nathalie Koenders, Adjointe au maire de Dijon, et Alexandre Touzet, Maire de Saint-Yon, ont pu faire un premier point d’étape sur les travaux engagés dans le cadre du Beauvau de la sécurité.
Ainsi, dans la continuité du livre blanc de la sécurité intérieure et de la proposition de loi relative à la sécurité globale, cet évènement d’ampleur nationale ambitionne, selon les termes du président de la République, de « moderniser la politique publique de sécurité au bénéfice des policiers, des gendarmes. Des syndicats de police et de gendarmerie mais aussi des parlementaires ainsi que certaines association d’élus seront entendus puisque l’objectif pour les pouvoirs publics est de formuler sept ou huit propositions très fortes ».
Quatre tables rondes sur huit se sont déroulées à ce jour et se sont attachées à traiter des rapports entre force de l’ordre et population, de la question de l’encadrement ou encore des sujets relatifs à la relation avec la justice. L’organisation d’une séquence à venir sur le rôle des polices municipales sera l’occasion, pour France urbaine et l’Association des maires de France (AMF), de mieux porter les intérêts des territoires dans une concertation où ces derniers sont encore peu pris en compte.