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Education, jeunesse et petite enfance
Santé

Covid-19 à l’école : les élus urbains sur la brèche

09/12/2021

France urbaine reste vigilante quant à l’évolution de la situation sanitaire dans les écoles et les crèches. Le contact avec le Ministère est permanent.

Si la crise sanitaire connaît une nouvelle accélération ces dernières semaines, elle ne se traduit pas par un risque accru pour les plus jeunes : à cette heure, France urbaine ne constate aucun cluster notable dans les grandes villes, concernant les enfants accueillis à l’école ou en crèche, pas plus que pour leurs proches ou leurs encadrants.

Cette explication s’explique par deux facteurs : la grande majorité des adultes et des jeunes de plus de 11 ans étant désormais vaccinée ou en cours de processus vaccinal, l’attention vis-à-vis des enfants de moins de 11 ans et non-vaccinés s’est accrue. Aussi, afin d’éviter un trop grand nombre de fermetures de classes ou de crèches, les enfants sont désormais systématiquement testés.:

Même si le jeune public ne développe pas de formes graves ou inquiétantes du virus, l’augmentation du nombre de tests augmente naturellement le risque de détection de cas positifs chez les enfants, entrainant parfois l’inquiétude des parents, enseignants et personnels éducatifs. Pour autant, les tests sont la clé pour éviter la propagation du virus dans les établissements scolaires. Si l’attention est renforcée avec l’évolution du protocole concernant notamment la pause méridienne, la situation est gérée avec rigueur et professionnalisme depuis près de deux ans.

Eviter la fermeture des écoles

Pour les élus des grandes villes, agglomérations et métropoles, la fermeture des écoles ou des crèches doit être une réponse d’extrême nécessité et ne doit pas être la règle. En effet, outre les contraintes pour les parents de ces fermetures, regrouper des enfants de plusieurs familles, pour pallier les conséquences pour les familles de la fermeture de leurs structures d’accueil dans des logements parfois exigus est une réponse souvent moins adaptée que celle de nos écoles ou de nos crèches, encadrées, organisées et aménagées pour cela.

De plus, l’effet d’alternances brutales et imprévisibles entre les accueils collectifs et l’obligation de rester en famille a des effets psychologiques préoccupants (incertitudes, incompréhension, stress.) pour les enfants, qui se rajoutent à toutes les autres contraintes qu’ils subissent, tels que le port du masque et la réalisation de tests.

Le maintien du service public, un défi du quotidien

Pour autant, le maintien du service public est de plus en plus difficile, alors que les grandes villes subissent par ailleurs de vives difficultés de recrutement, des remplacements de personnels absents souvent impossibles, alors que les agents doivent assumer une accumulation dans la durée de charges, de responsabilités et de situations de pression.
Si l’anticipation des vacances de Noël semble peu efficiente dès lors que la situation risque ne pas s’être fortement améliorée à la rentrée de janvier, France urbaine alerte le Gouvernement sur la situation devenue préoccupante.

Concernant la vaccination, France urbaine veille au respect des règles édictées par l’Etat. En l’espèce, la capacité donnée aux familles de décider ou non de faire vacciner leur enfant ainsi que la possibilité d’y procéder parait une réponse à l’attente de certains parents mais prenant également en compte l’inquiétude d’autres familles.

Un contact permanent avec le ministère

Reçu le 9 décembre 2021 par le Directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, France urbaine a de nouveau fait part de cette réalité ainsi que de ses inquiétudes, de l’attention accrue qu’il faut porter à l’accueil des enfants lors des vacances de Noël, de la nécessaire anticipation de la gestion en commun de la rentrée de janvier, de l’indispensable cohérence de l’ensemble de la communauté éducative dans la prise de décision et l’application des règles et, bien entendu, de l’attente d’une réponse à la prise en charge des dépenses supplémentaires dues à la gestion de la crise.

Toujours pleinement mobilisés et attentifs à l’évolution de la situation sanitaire, élus et directeurs en charge de l’éducation au sein des grandes collectivités ont souhaité que France urbaine reprenne le rythme hebdomadaire des réunions de sa commission « Education, jeunesse et petite enfance ».