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Finances et Fiscalité

Arnaud Robinet : « Non à la création d'un nouvel impôt pour financer les collectivités locales »

06/10/2021

Le co-président de la commission "Finances" de France urbaine a accordé un entretien à Capital Magazine. Découvrez-le dès maintenant !

Capital : Lors des Rencontres Finances Publiques organisées le 23 septembre dernier à l'Hôtel de Ville de Paris, certains élus ont plaidé pour l'instauration d'un nouvel impôt local, voire national, pour soutenir les collectivités. Qu'en pensez-vous ?
 
Arnaud Robinet : C'est une idée à laquelle je suis opposé. Dans ma philosophie, je suis plutôt favorable à une « stabilisation » des impôts qu'à en créer des nouveaux. Bien sûr, la suppression de la taxe d'habitation est un sujet. Ce fut un choix unilatéral du président de la République. Aucune collectivité locale ne le demandait. Mais nous sommes compensés presque à 100%. Et cette compensation de l'État ne tombe pas du ciel, c'est déjà l'argent du contribuable ! Ce serait un mauvais signal envoyé à nos concitoyens que de vouloir créer un nouvel impôt.
 
Pousser à la naissance d'une nouvelle taxe n'est-il pas une solution de facilité pour les élus locaux ?
 
A-R : Sous le mandat précédent (présidence Hollande, ndlr), la baisse des dotations a constitué un vrai sujet. (La DGF a baissé de 14 milliards d'euros sur le quinquennat, ndlr). Mais, je crois aussi pour être honnête, qu'il y avait encore des marges de manœuvre dans certaines collectivités. À Reims, je n'ai pas augmenté les taux d'imposition depuis 2014. J'ai réussi à désendetter la ville, et nous avons continué les investissements. Mais pour cela, nous avons revu notre fonctionnement.