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Sécurité

Agression contre les élus : « Il faut faire appliquer les textes existants avec fermeté » estime Gaël Perdriau

02/09/2020

Retrouvez l'entretien accordé à la Gazette des communes par le président de la commission "Sécurité" de France urbaine.

Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et vice-président de la commission sécurité de France urbaine, estime que les textes existent déjà pour lutter contre les agressions contre les élus et qu’il conviendrait de les faire appliquer. Il s'exprime alors que les représentants des élus locaux ont été reçus à Matignon le 1er septembre pour évoquer le sujet. Des annonces succinctes en sont ressorties, en attendant la parution d’une nouvelle circulaire sur le sujet.

Qu’avez-vous retenu de cet échange ?

Cette rencontre a le mérite d’avoir permis de partager une prise de conscience sur l’augmentation de la violence dans la société d’une manière générale. Certes il était question des élus aujourd’hui, mais les faits de violence sont constatés sur l’ensemble de la population française. Ils sont d’autant plus graves envers les élus car ils représentent une part de la République, une autorité, au même titre que les agressions envers les pompiers, les policiers, les gendarmes et les policiers, les enseignants. C’est une crise de l’autorité de l’Etat que nous sommes en train de vivre.

Quelles mesures ont été annoncées ?

Les ministres ont exprimé une volonté d’apporter des réponses concrètes à ce phénomène, en répondant positivement aux demandes de l’ensemble des associations d’élus représentées. A savoir l’augmentation des effectifs de police qui aujourd’hui, malgré leur bonne volonté, ne sont pas en capacité de répondre à toutes les sollicitations de la population et des élus. Ainsi que l’augmentation des effectifs dans les tribunaux afin de raccourcir les délais de traitement. Les réponses judiciaires arrivent très tardivement et cela entraîne une déconnexion entre l’exaction et la sanction.
Le Premier ministre a aussi annoncé la mise en place d’un numéro de téléphone de permanence relié à la police, la gendarmerie et les procureurs, dédiés aux élus afin de traiter leurs demandes en priorité.
Enfin, selon le ministre de la Justice, une nouvelle circulaire sur le sujet devrait paraître très prochainement. Elle qualifiera notamment l’insulte envers les élus en outrage pour pouvoir apporter une véritable réponse judiciaire.