Urbanisme, logement et déplacements

L’urbanisme, l’habitat et les déplacements constituent des éléments clés du développement urbain, et, à ce titre, font l’objet de documents de planification spécifiques qui peuvent désormais être fusionnés dans le cadre du nouveau PLU dit HD (pour Habitat et déplacements). France urbaine anime une réflexion à deux niveaux sur ces thématiques : politique à travers la commission urbanisme habitat et déplacements et technique par le biais de deux groupes de travail respectivement consacrés à l’urbanisme et à l’habitat – ce dernier groupe étant commun avec l’AdCF. Dans l’un comme dans l’autre cas, il s’agit de promouvoir une vision souple, moderne et intégrée de la planification urbaine et l’affirmation d’une politique locale de l’habitat à même de répondre au mieux aux besoins des territoires dans ce domaine.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Lors de la Commission commune France urbaine-AdCF-FNAU, urbanisme, logement, mobilités du 31 octobre 2017, l'après-midi a été consacré au thème de la revitalisation des villes moyennes. Brigitte Bariol, déléguée générale de la FNAU, a rendu compte des premiers travaux effectués par le groupe de réflexion lancé par le gouvernement sur la dynamisation des villes moyennes. Ainsi, si l’entrée, en termes de problématique de dévitalisation, s’est plutôt effectuée sur la question du commerce – car immédiatement visible, la question de la dévitalisation relève assurément d’une approche multifacteurs où interviennent les questions de logement, de transport, d’emploi, de services publics, etc. Le gouvernement envisage de contractualiser dès 2018 avec les villes moyennes sur ce thème de la redynamisation avec trois volets que sont le logement et la reconquête urbaine, les commerces et services et le numérique. Dans les débats qui ont suivi cette présentation, la question du logement est apparue comme particulièrement sensible, avec un taux de logements indignes et un taux de vacance souvent très élevés. A été également soulignée la nécessité de ne pas opposer ville centre et périphérie mais au contraire d’insister sur les nécessaires complémentarités à renforcer.

Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a installé mardi 17 octobre le Conseil d'orientation des infrastructures dans le cadre des Assises nationales de la mobilité. La mission de ce conseil est de proposer une stratégie au gouvernement en matière d'investissements dans les infrastructures de transport. Cette stratégie intégrera le volet programmatique de la future loi d'orientation des mobilités.

Les principales missions du Conseil
A la demande du Président de la République, la ministre en charge des Transports a mis en place un Conseil d'orientation des infrastructures composé de parlementaires et d'experts. L'enjeu est notamment de définir sous deux mois à une stratégie et une programmation soutenables des actions à mener dans la prochaine décennie dans le domaine des transports et des mobilités. Louis Nègre, premier vice-président de la métropole Nice-Côte d’Azur représentera France urbaine lors des réunions du Conseil d'orientation des infrastrustures.

En avril 2017, France urbaine décidait de mettre en place un cycle de travail sur la mobilité associant les membres de France urbaine ainsi que les partenaires de l'association. Bon nombre d'entre eux ont répondu présent. Quatre groupes de travail ont alors été constitués : Mobilité et désengorgement des centres villes ; Mobilité et numérique ; Mobilité et ville de demain ; Logistique urbaine.

Le 13 octobre s'est tenue la première réunion du groupe de travail sur la logistique urbaine. Elle a été l'occasion, pour les participants, de formuler un certain nombre de constats:

​- Si la logistique urbaine est un facteur notoire de développement macro-économique, elle n'en demeure pas moins l'un des parents pauvres du débat sur la ville, et ce pour plusieurs raisons :  la difficulté d'appréhender le sujet et de développer une stratégie globale, le défaut de formation - initiale et continue - des cadres territoriaux sur la problématique de la gestion des flux de marchandises, la difficulté de modéliser l'ensemble de ces flux

dans 
Urbanisme, logement et déplacements, Communiqués de presse

Les élus urbains, maires de grandes villes, présidents de métropoles et de grandes agglomérations, regroupés au sein de France urbaine, se sont réunis en Conseil d'administration le 18 octobre et ont adopté une motion (consultable ici) pour une nouvelle politique du logement. Face à la baisse conjointe des APL et des loyers des organismes HLM décidée par le gouvernement, les fondements des politiques locales de l'habitat sont remis en question, avec un risque de fragilisation des programmes en cours.
Tandis que le PLF 2018 est discuté au Parlement, la motion interpelle directement le gouvernement en lui demandant de :

 - retirer l'obligation faite aux organismes HLM de baisser leur loyer pour compenser la baisse des APL,
- augmenter les aides à la pierre, pour organiser un choc d'offre dans les zones les plus tendues,
- maintenir le dispositif APL Accession, afin d'encourager l'accession des plus modestes à la propriété.

Il apparait plus que jamais nécessaire de réformer les politique du logement et de l'habitat avec l'ensemble des acteurs concernés, dans un climat de confiance, de dialogue et de concertation.

Après Amsterdam et Barcelone, Dublin a accueilli, du 4 au 6 octobre, la troisième « rencontre 2020 », organisée par Cities today, média anglo-saxon spécialisé, sur le thème de la mobilité urbaine. France urbaine était au rendez-vous avec des représentants de Berlin, New-York, Belfast, Portland, Londres, Bruxelles, et Hambourg mais aussi des acteurs privés et de la société civile.

Pour la troisième édition, ces journées d’échanges, de travail et de visites avaient pour ambition de traiter de sujets comme les véhicules autonomes, les nouveaux services de l’usage partagé de la voiture, la collecte et le partage de données, les transports publics électriques, les véhicule hybrides,  en encore les pôles d’échanges multimodaux. Trois sessions de travail ont été organisées à cette occasion :

- technologies « de rupture » au service du transport (disruptive transportation technologies) ;

- transport de masse (mass transit) ;

- aménagement urbain axé sur le transport (transit oriented development) .