Sécurité

La sécurité fait partie de longue date des premières préoccupations des Français. Au-delà du contexte actuel de lutte renforcée contre le terrorisme, les Maires et leurs équipes agissent historiquement en faveur du maintien de l’ordre, de la salubrité et de la tranquillité publics, sur leur territoire.

Evolution des missions de la police municipale en lien avec leur éventuel armement, vidéo-protection, coordination avec les services de police nationale, lutte contre les addictions, prévention de la délinquance et de la radicalisation….autant de sujets abordés par les élus responsables de la sécurité au sein des instances de France urbaine.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

La commission sécurité de France s’est à nouveau réunie, sous la Présidence de Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole, mercredi 28 février 2018. L’occasion de revenir sur les « premiers pas » des territoires expérimentateurs de la police sécurité du quotidien (PSQ) et sur les récentes annonces du ministre de l’Intérieur sur les moyens humains et matériels associés. Si tous se félicitent des moyens supplémentaires alloués aux quartiers sélectionnés, il n’en demeure pas moins que l’inquiétude de la réaffectation des moyens d’un territoire à l’autre au sein des communes mais aussi entre communes est relayée. Pour la plupart, « tout reste à construire », et ce, selon les spécificités locales. Partager la gouvernance, veiller à la préservation des moyens, renouveler les méthodes de travail, autant d’enjeux générés par l’expérimentation de la PSQ. Afin d’en assurer le suivi, mais aussi d’en partager une évaluation avec le gouvernement, les élus de la commission, dont la plupart sont représentés au sein de l’expérimentation, ont décidé de la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation de celle-ci.  Ce comité permettra le partage d’expérience et de bonnes pratiques entre les territoires ainsi que la remontée d’observations, de problématiques et d’axes de progrès auprès du ministère de l’Intérieur.

Le Ministère de l’Intérieur a dévoilé, jeudi 8 février 2018, la liste des sites qui expérimenteront la police de sécurité du quotidien (PSQ) au cours des prochains mois. Déployée dans 30 quartiers "prioritaires" et en zone de compétence de la gendarmerie dans 20 départements, la police de sécurité du quotidien impliquera "un profond changement de méthode" des forces de l'ordre selon Gérard Collomb.

dans 
Sécurité, Communiqués de presse

Communiqué de presse

Le 8 février 2018

 

 

 

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, vient d’annoncer les grandes lignes de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ).

Réunis au Sénat, autour de son co-président Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, les élus en charge de la sécurité se sont retrouvés pour une séance de travail et d’échanges sur la mise en place annoncée d’une police de sécurité du quotidien. Si cette rencontre a permis d’enrichir la contribution adressée au ministère de l’Intérieur, elle fût également l’occasion d’adresser, via un communiqué de presse, un message d’alerte au Gouvernement.

En effet, France urbaine a fait le choix du dialogue avec le gouvernement tant au niveau national, avec la production d’une contribution commune, qu’au niveau local, avec leur participation aux concertations organisées dans les territoires. Les élus se sont fortement mobilisés pour produire une contribution qui s’articule autour de trois axes :

  1. Principes et conditions indispensables d’un dialogue constructif et d’un travail partenarial avec l’Etat, au bénéfice d’une politique de sécurité renouvelée ;
  2. Propositions sur la forme et sur les moyens attendus pour la PSQ ;
  3. Rappel des évolutions réglementaires et législatives souhaitées en corollaire

La région Ile-de-France organisait, le 30 novembre dernier, dans l’hémicycle Simone Veil, un colloque sur les liens entre pratiques sportives et radicalisation. Lors de cette rencontre, le chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier a indiqué que plus de 800 individus fichés pour radicalisation fréquentaient en France des clubs sportifs. Parmi eux, 27% manifestent sans ambiguité leur soutien à des causes djihadistes, en faisant l'apologie du terrorisme, en développant des incitations à des projets terroristes ou du soutien idéologique et logistique à des terroristes.

Parmi ces personnes signalées, 94% sont des hommes. D'un point de vue géographique, 18% des radicalisés dits "sportifs" en France se trouvent en Ile-de-France. "Si la majorité des personnes fichées pour radicalisation ne sont pas dans des clubs, en revanche une grande majorité de ceux qui sont passés à l'acte et ont commis des attentats en France - comme Mohamed Merah, les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly - et en Europe ont été licenciés sportifs", a souligné Patrick Karam, vice-président de la région.

En 2015, un rapport émanant du service central du renseignement territorial, intitulé Le sport amateur vecteur de communautarisme et de radicalité pointait déjà les dérives sectaires et communautaires au sein des clubs. Parmi les disciplines particulièrement surveillées figurent le rugby à XIII, le basket-ball, les arts martiaux, les sports de combat (boxe, muay thaï, kickboxing), la musculation, le tir, le football ainsi que d'autres sports non encadrés par des fédérations comme le paintball, l'airsoft ou le combat libre.