Sécurité

La sécurité fait partie de longue date des premières préoccupations des Français. Au-delà du contexte actuel de lutte renforcée contre le terrorisme, les Maires et leurs équipes agissent historiquement en faveur du maintien de l’ordre, de la salubrité et de la tranquillité publics, sur leur territoire.

Evolution des missions de la police municipale en lien avec leur éventuel armement, vidéo-protection, coordination avec les services de police nationale, lutte contre les addictions, prévention de la délinquance et de la radicalisation….autant de sujets abordés par les élus responsables de la sécurité au sein des instances de France urbaine.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Réunis au Sénat, autour de son co-président Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, les élus en charge de la sécurité se sont retrouvés pour une séance de travail et d’échanges sur la mise en place annoncée d’une police de sécurité du quotidien. Si cette rencontre a permis d’enrichir la contribution adressée au ministère de l’Intérieur, elle fût également l’occasion d’adresser, via un communiqué de presse, un message d’alerte au Gouvernement.

En effet, France urbaine a fait le choix du dialogue avec le gouvernement tant au niveau national, avec la production d’une contribution commune, qu’au niveau local, avec leur participation aux concertations organisées dans les territoires. Les élus se sont fortement mobilisés pour produire une contribution qui s’articule autour de trois axes :

  1. Principes et conditions indispensables d’un dialogue constructif et d’un travail partenarial avec l’Etat, au bénéfice d’une politique de sécurité renouvelée ;
  2. Propositions sur la forme et sur les moyens attendus pour la PSQ ;
  3. Rappel des évolutions réglementaires et législatives souhaitées en corollaire

La région Ile-de-France organisait, le 30 novembre dernier, dans l’hémicycle Simone Veil, un colloque sur les liens entre pratiques sportives et radicalisation. Lors de cette rencontre, le chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier a indiqué que plus de 800 individus fichés pour radicalisation fréquentaient en France des clubs sportifs. Parmi eux, 27% manifestent sans ambiguité leur soutien à des causes djihadistes, en faisant l'apologie du terrorisme, en développant des incitations à des projets terroristes ou du soutien idéologique et logistique à des terroristes.

Parmi ces personnes signalées, 94% sont des hommes. D'un point de vue géographique, 18% des radicalisés dits "sportifs" en France se trouvent en Ile-de-France. "Si la majorité des personnes fichées pour radicalisation ne sont pas dans des clubs, en revanche une grande majorité de ceux qui sont passés à l'acte et ont commis des attentats en France - comme Mohamed Merah, les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly - et en Europe ont été licenciés sportifs", a souligné Patrick Karam, vice-président de la région.

En 2015, un rapport émanant du service central du renseignement territorial, intitulé Le sport amateur vecteur de communautarisme et de radicalité pointait déjà les dérives sectaires et communautaires au sein des clubs. Parmi les disciplines particulièrement surveillées figurent le rugby à XIII, le basket-ball, les arts martiaux, les sports de combat (boxe, muay thaï, kickboxing), la musculation, le tir, le football ainsi que d'autres sports non encadrés par des fédérations comme le paintball, l'airsoft ou le combat libre.

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Les élus de la Commission sécurité de France urbaine se sont réunis le 18 octobre autour de Gaël Perdriau, co-président de la commission, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole. Si celle-ci a permis de revenir sur l’actualité récente et notamment sur la première conférence euro-méditerranéenne des villes sur la prévention de la radicalisation qui s’est tenue à Nice les 29 et 30 septembre dernier, ce fut surtout l’occasion de recueillir les doléances des élus urbains sur la future police de sécurité du quotidien (PSQ). Les échanges ont permis de poser les jalons de l’implication de France urbaine dans la définition de cette future police de sécurité du quotidien : en effet, dans le cadre de la réflexion initiée par le ministère de l’intérieur sur la gouvernance de la sécurité entre l’Etat et les territoires et sur les nécessaires évolutions techniques à mettre en place, l’association avait été reçue, le 10 octobre, pour une première réunion de travail. Dans  le cadre de cette réflexion initiée par le ministère de l’intérieur, France urbaine est sollicitée pour adresser, dans des délais très courts, une contribution relative à la mise en place de la PSQ. Celle-ci est en cours de rédaction.  
Des concertations à venir entre les préfets et les acteurs locaux permettront de préciser, en parallèle, les détails techniques de cette mise en place.

« Nous invitons tous les élus, tous les représentants des villes d’Europe, de méditerranée et au-delà, à nous rejoindre afin de constituer une force incontournable pour lutter contre l’obscurantisme et assurer la paix dans le monde ».  Adoptée le 29 septembre, la déclaration de Nice, qui compte déjà une soixantaine de signataires, a d’abord marqué l’engagement des élus en faveur de la prévention de l’extrémisme violent et de la sécurisation des villes en Europe et en méditerranée.

Alger, Gênes, Barcelone, Tunis, Madrid… nombreux sont les élus à avoir répondu à l’invitation de Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur et du réseau des villes Euromed, pour la première conférence euro-méditerranéenne des villes sur la prévention de la radicalisation, les 29 et 30 septembre 2017, en présence, notamment, du commissaire européen en charge de l’Union de la sécurité, Julian King et du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Si les maires sont engagés au quotidien pour assurer la sécurité des personnes et des biens, en complémentarité de l’action de l’Etat, l’évolution des enjeux de sécurité oblige à repenser une gouvernance qui soit partagée au niveau des territoires, entre l’Etat et les collectivités.
La séquence « sécurité publique », qui a réuni François Rebsamen, maire de Dijon, président de la Métropole de Dijon, et Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole, tous deux co-présidents de la commission sécurité de France urbaine, Muriel Domenach, secrétaire générale du CIPDR (Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation), Patrice Bergougnoux, préfet honoraire et ancien conseiller auprès de l’Intérieur, et Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité de la ville de Nantes, a été l’occasion de revenir sur les propositions de France urbaine et notamment de développer cette notion de gouvernance de la sécurité partagée.
 
Principale préoccupation de nos concitoyens, la sécurité publique a longtemps fait l’objet d’approches partisanes. La nouvelle mandature offre l’opportunité de changer de paradigme en établissant un pacte de confiance entre l’Etat et les collectivités territoriales. Il s’agirait notamment de renverser la logique qui a prévalu jusqu’ici : la seule définition par l’Etat d’une politique de sécurité sans réelle concertation locale. Au regard de cet impératif, il est nécessaire que les maires, préfets et procureurs se mettent d’accord pour fixer des objectifs locaux communs. Cette concertation permettrait notamment de définir les moyens opérationnels indispensables à leur réalisation et de procéder conjointement et régulièrement à l’évaluation des politiques de sécurité.