Développement Urbain Durable

Les grands enjeux liés au développement durable de nos territoires se concentrent sur les territoires urbains : émissions de gaz à effet de serre dus aux logements et aux déplacements, étalement urbain, qualité de l’air, alimentation en eau potable et assainissement, collecte et traitement des déchets, politique énergétique, etc. Disposant des principaux leviers d’action dans ces domaines à travers les grands services urbains qu’elles gèrent et des compétences qui se sont renforcées aux plans environnemental et planification, les grandes villes et leurs agglomérations se sont de longue date saisies de ces enjeux. France urbaine, au travers de sa commission Développement durable et transition énergétique et de son groupe de travail Développement durable, agit pour conforter les territoires urbains dans leur rôle d’autorités organisatrices du développement durable de leur territoire.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Devant l’enjeu croissant que revêtent l’agriculture urbaine et les politiques alimentaires, les initiatives des collectivités se multiplient. En tant qu’association d’élus des grandes villes, métropoles et grandes intercommunalités, France urbaine a conduit, tout au long de l’année 2017, une réflexion sur le thème de l’agriculture et de l’alimentation.

Réalisée en partenariat avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Vivapolis et la Caisse des dépôts, cette réflexion  a abouti à la réalisation d’une  publication intitulée : «  Villes, agriculture et alimentation : expériences françaises ». Trente collectivités, parmi lesquelles l’ensemble des vingt-deux métropoles, ont pris part à ce travail de recensement des stratégies alimentaires territoriales et des projets les plus innovants dans le domaine de l’agriculture urbaine et péri-urbaine. 

Imprimée en français et en anglais pour une diffusion en France et à l'international, cette publication permet de montrer  la diversité, la richesse et l’originalité des actions conduites dans les grandes villes et métropoles françaises.

A l’origine de ce projet, une multitude de facteurs qui interrogent le système alimentaire actuel et qui poussent à repenser la manière dont nous produisons et consommons, tant à l’échelle internationale que nationale et locale.

En effet, l’urbanisation croissante à l’échelle mondiale ne va pas sans poser un certain nombre de défis, au premier rang desquels celui de l’alimentation d’une population plus nombreuse. Mais au-delà de la seule fonction nourricière des territoires, la question alimentaire fait également écho aux objectifs de durabilité des villes, de santé publique et de réduction des inégalités sociales. Agir sur le système alimentaire d’un territoire nécessite donc de développer une réflexion transversale intégrant les aspects économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, éducatifs, urbanistiques et culturels.

Michel Piron, ancien député et co-rapporteur de la mission sur le Service public de la perfomance énergétique de l’habitat et co-auteur du rapport sur le même sujet, Marjolaine Meynier-Millefert, députée de l’Isère et co-animatrice du plan de rénovation énergétique des bâtiments, accompagnés de plusieurs représentants de la Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages sont venus à la rencontre de France urbaine, représentée par Daniel Guillotin, conseiller municipal délégué à la transition énergétique de Rennes et Philippe Angotti, délégué adjoint de France urbaine, le 10 janvier 2018 afin de recueillir les avis et propositions de France urbaine sur ce plan.
 
France urbaine a insisté sur la nécessité de préserver, dans le cadre du service public de la performance énergétique de l’habitat, la liberté d’action de l’échelon principal de la mise en œuvre de ce service public, à savoir l’échelon de l’EPCI. S’il est indéniable que la Région a un rôle majeur à jouer en tant que chef de file dans ce domaine, notamment à travers la bonne organisation sur le territoire régional de ce service public. Les plate-formes de la rénovation énergétique doivent prioritairement être organisées au plan intercommunal, qui constitue l’échelon le plus pertinent pour une telle action car à la fois proche des citoyens et de leur bassin de vie et disposant de tous les leviers nécessaires pour mettre en œuvre une politique cohérente dans ce domaine - c’est à ce niveau que s’élabore la politique locale de l’habitat, à travers les Plans locaux de l’habitat et la politique énergétique à travers les Plans air climat énergie territoriaux. L’exemple de la région Bretagne, en terme d’équilibre dans la répartition des rôles entre la Région et les EPCI, a été cité. Ainsi, sur le plan de la communication, les acteurs locaux que sont les Plateformes Territoriales de Rénovation Energétique (PTRE) doivent pouvoir, si elles le souhaitent, développer une marque locale, quitte à ce qu’elle soit déclinée sous la marque ombrelle nationale et la marque régionale, si celle-ci existe.
 
France urbaine a exprimé la nécessité que soit établi un cahier des charges partagé entre l’Etat et les collectivités locales concernées – régions bien entendu, mais également les EPCI qui sont également concernés au premier chef – sur la définition du Service public de la performance énergétique de l’habitat et ses modalités de financement.

L’instauration d’un comité de pilotage en charge de la mise en œuvre du plan et de son bilan périodique et associant les différentes parties prenantes a été saluée par France urbaine qui demande à y être représentée es qualité.

Deux ans après l’accord historique de Paris par lequel 195 Etats se sont engagés à rester sous les 2°C de hausse de la température, c’est à Bonn, en Allemagne, que s’est déroulée la 23e conférence de l'Organisation des Nations Unies (ONU) sur les changements climatiques (COP23), du 6 au 17 novembre 2017. Durant deux semaines, les représentants de 200 pays se sont retrouvés afin d’avancer sur le projet de la lutte contre le réchauffement climatique ainsi que pour faire le point sur les engagements pris par les Etats. Un sommet d’envergure auquel France urbaine a participé.

Retour sur les principaux temps forts.   

Les enjeux climatiques et politiques de la COP23

« Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris », a  annoncé le Premier ministre fidjien et président de la COP, Frank Bainimarama, en ouverture de la COP23. Un appel d’autant plus légitime que le petit État insulaire est directement impacté par le réchauffement climatique.

Les 19, 20 et 21 octobre, à Valence (Espagne), se tenait le 3e Sommet annuel des signataires du ​Pacte de Milan, lequel exprime une volonté politique claire d’aller vers des systèmes alimentaires territoriaux durables et a déjà été signé par plusieurs villes françaises.
France urbaine s'est notamment rendue à l'une des réunions organisées dans le cadre de ce sommet, le "Meeting of City food Networks". De nombreux réseaux et associations, nationaux et internationaux, étaient ainsi réunis, afin de soulever plusieurs questions de fond, au premier rang desquelles la place des villes et de l'agriculture urbaine dans la Politique agricole commune (PAC) ou la pertinence de la mise en place d'une réglementation de l'agriculture urbaine à l'échelle européenne.
Les participants se sont également - et surtout - interrogés sur la méthode de travail à adopter afin de parvenir à un approfondissement de la coopération entre les villes et les réseaux de villes qui se sont saisis du fait alimentaire et du développement de véritables stratégies territoriales en la matière.

Mercredi 4 octobre 2017, près d’une trentaine d’élus et de fonctionnaires en charge du développement durable et de la transition énergétique membres de France urbaine se sont réunis autour de Dominique Gros, maire de Metz, et Philippe Rapeneau, président de la communauté urbaine d’Arras.