Développement Urbain Durable

Les grands enjeux liés au développement durable de nos territoires se concentrent sur les territoires urbains : émissions de gaz à effet de serre dus aux logements et aux déplacements, étalement urbain, qualité de l’air, alimentation en eau potable et assainissement, collecte et traitement des déchets, politique énergétique, etc. Disposant des principaux leviers d’action dans ces domaines à travers les grands services urbains qu’elles gèrent et des compétences qui se sont renforcées aux plans environnemental et planification, les grandes villes et leurs agglomérations se sont de longue date saisies de ces enjeux. France urbaine, au travers de sa commission Développement durable et transition énergétique et de son groupe de travail Développement durable, agit pour conforter les territoires urbains dans leur rôle d’autorités organisatrices du développement durable de leur territoire.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

La commission Développement durable et transition énergétique s’est réunie le 5 juillet 2017 sous la double présidence de Dominique Gros, maire de Metz, et Philippe Rapeneau, président de la communauté urbaine d’Arras. Au menu de cette séance, un point d’actualité sur les thèmes du cadre concessif de la distribution d’électricité et des déchets, la revue de nos priorités pour le nouveau quinquennat dans le prolongement du manifeste d’Arras, un échange avec François Bertrand, sous-directeur de l’aménagement durable au ministère de la transition écologique et solidaire sur le thèmes des outils de l’aménagement durable, notamment écoquartiers et écocités et, à l’issue de la réunion, une rencontre entre une délégation de la commission et Michèle Pappalardo, directrice de cabinet de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.

En réaction à la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, France urbaine  a estimé que la publication d'une tribune co-signée par ses adhérents, maires de grandes villes, présidents de métropole et d'agglomération serait bénéfique pour rappeler le rôle des centres urbains dans les politiques d'aménagement et de développement durable. Cette tribune est parue dans Libération et liberation.fr, lundi 19 juin 2017.

Consciente de l’enjeu croissant que revêt l’agriculture urbaine pour les grandes villes et intercommunalités, France urbaine lance un projet de recensement et de valorisation des initiatives de ses adhérents en la matière.

En effet, l’agriculture urbaine, pouvant être définie comme « l’agriculture pratiquée et vécue dans une agglomération par des agriculteurs et des habitants aux échelles de la vie quotidienne et du territoire d’application de la régulation urbaine » [1], tend à devenir un sujet incontournable pour les pouvoirs locaux. Elle couvre de nombreux champs thématiques des politiques publiques des collectivités[2] et, de ce fait, peut offrir un certain nombre de pistes afin de relever un certain nombre de défis : inclusion sociale, sécurité sanitaire, équilibre alimentaire, développement durable, lutte contre une extension excessive de l’urbanisation, éducation, développement de l’innovation…

France urbaine participe activement aux travaux de la plate-forme des associations de collectivités locales pour la gestion des déchets. A l’aube du nouveau quinquennat, celle-ci s’est réunie le 6 juin 2017 afin d’examiner les propositions qui pouvaient être portées par les différentes associations membres de la plate-forme – pour mémoire France urbaine, AdCF, Régions de France, Amorce et Cercle national du recyclage – afin d’améliorer les politiques publiques locales de gestion des déchets.

Parmi ces propositions, il convient de souligner que certaines sont inspirées des propositions formulées par France urbaine dans son manifeste d’Arras. A ainsi été évoquée l’idée de créer une nouvelle filière REP (responsabilité élargie du producteur) pour les produits non recyclables, afin d’augmenter le taux de recyclage global des déchets. Cette filière pourrait être gouvernée, conformément aux propositions de France urbaine, par un établissement public au sein duquel l’ensemble des parties prenantes seraient représentées (metteurs en marché, collectivités locales, consommateurs, ...). Cette filière serait financée par une éco-contribution – toujours inspirée des propositions de France urbaine – portant sur la consommation des produits non recyclables. Cette éco-contribution, qui pourrait être perçue via l’Ademe, pourrait ainsi servir à financer des plans d’économie circulaire des entreprises.

Alors que la transition énergétique est enclenchée dans les territoires, le colloque du 20 juin permettra de synthétiser les principaux véhicules juridiques et montages financiers et de présenter leur application concrète sur le terrain (rénovation énergétique, production d’énergies renouvelables, réseaux de chaleur, etc.).