Développement Urbain Durable

Les grands enjeux liés au développement durable de nos territoires se concentrent sur les territoires urbains : émissions de gaz à effet de serre dus aux logements et aux déplacements, étalement urbain, qualité de l’air, alimentation en eau potable et assainissement, collecte et traitement des déchets, politique énergétique, etc. Disposant des principaux leviers d’action dans ces domaines à travers les grands services urbains qu’elles gèrent et des compétences qui se sont renforcées aux plans environnemental et planification, les grandes villes et leurs agglomérations se sont de longue date saisies de ces enjeux. France urbaine, au travers de sa commission Développement durable et transition énergétique et de son groupe de travail Développement durable, agit pour conforter les territoires urbains dans leur rôle d’autorités organisatrices du développement durable de leur territoire.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Deux ans après l’accord historique de Paris par lequel 195 Etats se sont engagés à rester sous les 2°C de hausse de la température, c’est à Bonn, en Allemagne, que s’est déroulée la 23e conférence de l'Organisation des Nations Unies (ONU) sur les changements climatiques (COP23), du 6 au 17 novembre 2017. Durant deux semaines, les représentants de 200 pays se sont retrouvés afin d’avancer sur le projet de la lutte contre le réchauffement climatique ainsi que pour faire le point sur les engagements pris par les Etats. Un sommet d’envergure auquel France urbaine a participé.

Retour sur les principaux temps forts.   

Les enjeux climatiques et politiques de la COP23

« Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris », a  annoncé le Premier ministre fidjien et président de la COP, Frank Bainimarama, en ouverture de la COP23. Un appel d’autant plus légitime que le petit État insulaire est directement impacté par le réchauffement climatique.

Les 19, 20 et 21 octobre, à Valence (Espagne), se tenait le 3e Sommet annuel des signataires du ​Pacte de Milan, lequel exprime une volonté politique claire d’aller vers des systèmes alimentaires territoriaux durables et a déjà été signé par plusieurs villes françaises.
France urbaine s'est notamment rendue à l'une des réunions organisées dans le cadre de ce sommet, le "Meeting of City food Networks". De nombreux réseaux et associations, nationaux et internationaux, étaient ainsi réunis, afin de soulever plusieurs questions de fond, au premier rang desquelles la place des villes et de l'agriculture urbaine dans la Politique agricole commune (PAC) ou la pertinence de la mise en place d'une réglementation de l'agriculture urbaine à l'échelle européenne.
Les participants se sont également - et surtout - interrogés sur la méthode de travail à adopter afin de parvenir à un approfondissement de la coopération entre les villes et les réseaux de villes qui se sont saisis du fait alimentaire et du développement de véritables stratégies territoriales en la matière.

Mercredi 4 octobre 2017, près d’une trentaine d’élus et de fonctionnaires en charge du développement durable et de la transition énergétique membres de France urbaine se sont réunis autour de Dominique Gros, maire de Metz, et Philippe Rapeneau, président de la communauté urbaine d’Arras.

La séquence consacrée à la transition énergétique a été introduite par André Rossinot, secrétaire général de France urbaine, président de la Métropole du Grand Nancy, et Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, en charge de la transition écologique et solidaire. A André Rossinot qui a rappelé l’engagement des territoires dans la lutte contre la changement climatique, Sébastien Lecornu a répondu en réservant à la Conférence des villes la primeur de l’annonce de la méthode et du contenu des futurs contrats de transition écologique : ces premiers contrats "sur mesure" avec les EPCI, sans fermer la porte aux départements et aux régions, devraient être signés dès 2018. Avec à la clé un financement des projets à partir des crédits venant du grand plan d’investissement du gouvernement et des emprunts bonifiés par la Caisse des dépôts et également la recherche d’une simplification de certaines mesures environnementales. Sont visés en priorité des "territoires en désolation" ainsi que des "territoires en avance" en la matière. Portant une "logique de résultats", le dispositif impliquera aussi le monde économique de même que celui de l’éducation.
 
La table-ronde proprement dite, qui a réuni autour des deux co-présidents de la commission Développement durable et transition énergétique de France urbaine – Dominique Gros, maire de Metz et Philippe Rapeneau, président de la communauté urbaine d’Arras, le climatologue Jean Jouzel ainsi que Alain Perea, vice-président de la commission développement durable de l’Assemblée nationale, a été l’occasion de présenter et de débattre des propositions de France urbaine sur les questions de l’énergie et de la qualité de l’air.

La collecte et la gestion des déchets représentent un enjeu collectif majeur. Ces dix prochaines années, la quantité de déchets va augmenter de 2 milliards de tonnes sur la planète. Elle doublera dans les pays en développement avec un coût de gestion multiplié par 5. Rarement mise en avant par les actions de solidarité internationale, la gestion des déchets dans les pays à faible revenu est pourtant un domaine d’intervention essentiel au vu du risque environnemental, des enjeux de salubrité publique et des enjeux climatiques des années à venir, avec notamment une augmentation des catastrophes naturelles qui génèrent des quantités importantes de déchets.