Développement économique, numérique et innovation

Lieu d’échange et de partage d’expérience, France urbaine, à travers sa commission dédiée à ces sujets, crée des synergies entre les acteurs du numérique et de l’innovation, et contribue à la mise en place de solutions économiques ou de gestion numérique de la ville. Cette démarche transversale permet de co-concevoir, avec l’ensemble des acteurs, des réponses adaptées aux besoins des territoires tout en anticipant les innovations et les stratégies de demain.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :


Luc Belot, député du Maine-et-Loire, s’est vu confier par le Premier ministre, le 15 novembre 2016, une mission sur « l’avenir de la ville intelligente en France ». Le député est encouragé, dans sa lettre de mission, à mettre en évidence, avant mars 2017, les besoins que la ville intelligente a vocation à satisfaire, ainsi qu’à identifier les atouts et faiblesses dans l’offre de services et d’équipements des entreprises françaises concernées. Il doit expertiser l’articulation entre le déploiement des solutions liées à la ville intelligente et les politiques publiques poursuivies par le gouvernement en la matière, en s’appuyant sur un état des lieux des projets existants.

Jean Rottner, maire de Mulhouse et coprésident (avec Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, président de la communauté d’agglomération du Grand Besançon) de la commission « Développement économique, innovation et numérique » de France urbaine, accompagné de Karine Dognin-Sauze, vice-présidente chargée du Numérique de la Métropole du Grand Lyon, ont été reçus le 23 septembre 2016 par la secrétaire d'Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, Axelle Lemaire.

Gouvernance nationale…

L’enjeu était de taille : l’Etat a créé l’Instance nationale partenariale (INP), qui réunit ministères et représentants des collectivités pour discuter des sujets de dématérialisation partagés. Cette instance, qui a évolué pour passer de la simple concertation à une instance de pilotage de chantiers structurants, comme l’archivage électronique, la dématérialisation dans le secteur de l’urbanisme ou encore la gestion de l’identité, est portée par la Direction interministérielle à la modernisation de l’action publique (DIMAP) du Secrétariat général à la modernisation de l’action publique (SGMAP).

L’INP a vocation à s’emparer de tous les sujets liés à la diffusion et l’appropriation des usages du numérique dans les collectivités territoriales. Les chantiers sont très nombreux, lourds financièrement et complexes techniquement : e-administration (actes, marchés publics,…), dématérialisation des flux financiers, information géographique (vectorisation du cadastre, SIG,…), e-éducation (ENT, TNI, classes mobiles,…), et accompagne des sujets plus politiques, par exemple la gouvernance locale du numérique.

La commission "Développement économique, innovation et numérique" de France urbaine, co-présidée par Jean Rottner, maire de Mulhouse, et Jean-Louis Fousseret, premier vice-président de France urbaine, maire de Besançon, président du Grand Besançon, s’est unie au groupe de travail numérique de l’AMF, coprésidé par Jean Rottner et Nicolas Bonneau, maire de La Chapelle-Saint-Mesmin, pour recevoir Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, venue faire un point d’étape sur les sujets numériques intéressant les collectivités.

La commission a commencé par auditionner un représentant de la DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication), qui déploie en 2016 à l’échelle nationale le dispositif "France Connect", un système d’authentification et d’identification unique pour faciliter les démarches administratives des citoyens, qu’elles concernent les collectivités, les opérateurs publics, les hôpitaux ou l’Etat.

Les 15 métropoles françaises*, réunies au sein de France urbaine, ont signé, mercredi 6 juillet 2016, à Lyon, la première plateforme « Etat-Métropoles » avec le Premier ministre, Manuel Valls, en présence de Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et d’Estelle Grelier, secrétaire d’Etat aux Collectivités territoriales. Son objectif est d’accompagner le développement durable des métropoles, renforcer leur capacité d’action au service des habitants et de la qualité de vie, soutenir leurs stratégies d’innovation et leur permettre de jouer à plein leur rôle de catalyseurs du développement régional. Une action initiée par France urbaine qui a largement contribué à son élaboration.


Pour Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole, la signature de cette plateforme, « instaure un cadre de dialogue permanent et nouveau entre l’Etat et le monde urbain ».


Un avis partagé par Gérard Collomb, président délégué de France urbaine, maire de Lyon et président de la Métropole de Lyon, qui a rappelé au cours des débats le rôle moteur des métropoles dans la création de richesses « qu’elles redistribuent vers les territoires ».


Cette question figure au cœur de la plateforme. Comme l’a rappelé Jean-Luc Moudenc « les métropoles sont un bien collectif, et leur développement une responsabilité partagée : le dynamisme métropolitain n’atteint pas son objectif s’il exclut les autres territoires et écarte leurs habitants ».


Concrètement, la plateforme fixe des engagements pris respectivement par l’Etat et les métropoles pour conforter leur rôle. Elle ouvre la voie à 15 pactes métropolitains d’innovation, préfigurant la ville de demain, qui devraient être soutenus financièrement par l’Etat, avec une enveloppe notamment, en 2017, de 150 millions d’euros au sein du Fonds de soutien à l’investissement public local. France urbaine a contribué à définir les trois grandes thématiques : la transition énergétique et l’environnement, la ville intelligente et les mobilités, et l’excellence économique et le rayonnement international. La plateforme prévoit en outre une conférence des métropoles le « C15 », organisée par l’Etat et France urbaine, pour permettre, sur la base d’un agenda de discussion partagé, de débattre des enjeux métropolitains. Cette mise en réseau a vocation à s’étendre à d’autres grandes agglomérations.


En signant la plateforme nationale, l’Etat et France urbaine consacrent les métropoles en tant que laboratoires d’innovation réunissant les conditions de la croissance au bénéfice des populations et plus largement du pays.


Revu de détail de la plateforme dans l’article ci-dessous.

France urbaine participe depuis octobre 2015 au programme « DCANT » (Développement concerté de l’administration numérique territoriale) piloté par le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP). Ce service du Premier ministre accompagne le gouvernement dans la mise en œuvre de la réforme de l’État et soutient les administrations dans leurs projets de modernisation.