Développement économique, numérique et innovation

Lieu d’échange et de partage d’expérience, France urbaine, à travers sa commission dédiée à ces sujets, crée des synergies entre les acteurs du numérique et de l’innovation, et contribue à la mise en place de solutions économiques ou de gestion numérique de la ville. Cette démarche transversale permet de co-concevoir, avec l’ensemble des acteurs, des réponses adaptées aux besoins des territoires tout en anticipant les innovations et les stratégies de demain.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

La Tribune organise pour la 4ème année consécutive le Forum Smart City du Grand Paris en partenariat avec la Mairie de Paris les 28 et 29 novembre prochains.

L’attribution des Jeux Olympiques à Paris en 2024 constitue une opportunité d’accélération pour les grands projets d’aménagements urbains. Cette reconnaissance engendre néanmoins des interrogations : sur quels leviers économiques, sociaux, sociétaux, culturels, les instances organisatrices vont-elles s’appuyer pour réussir ce défi ? Quel sera l’héritage des Jeux Olympiques pour le Grand Paris des années 2030 ?

Syntec numérique, syndicat d’entreprises du numérique, a organisé mardi 17 octobre dernier en partenariat avec France urbaine une demi-journée consacrée aux tendances de la smart city, invoquant les stratégies à mener pour que nos territoires s’inscrivent pleinement dans la transformation digitale.

Les usages et les besoins des usagers doivent être la pierre angulaire des politiques numériques. Sous la précédente législature, Luc Belot avait rendu un rapport commandité par le Premier ministre, « De la smart city aux territoires d’intelligence ». Il identifiait l’acculturation numérique des citoyens et des élus comme l’une des conditions de l’accomplissement de la ville intelligente. En filigrane, une appétence au digital en mesure de faciliter la compréhension des enjeux de souveraineté (la protection et la maîtrise des données) et de gouvernance (mise en réseau des territoires, inclusion des espaces environnants à la ville et la métropole).

En la matière, Denis Hameau, conseiller municipal de Dijon et conseiller de Dijon Métropole, a souligné la transversalité et la réciprocité des territoires dont s’inspire le consortium engagé à l’échelle métropolitaine de Dijon (soit 24 communes) – une première en France – avec un groupement de sociétés afin de créer un poste de pilotage unique en mesure de mutualiser les services (lire notre article "Dijon métropole connectée 3.0" ici).

Jean Rottner, qui intervenait la semaine dernière sous la casquette de maire de Mulhouse et vice-président de France urbaine, a notamment mis en exergue la nécessité de disposer d’une gouvernance du numérique régie par des relations public/privé, afin de susciter synergies, innovation et échanges de bonnes pratiques. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, président de Clermont Auvergne Métropole, a pris l’exemple de sa ville au sein de laquelle les collaborations entre les sphères publiques et privées motivent une véritable gouvernance collective du territoire.

Marc Chappuis, directeur de cabinet de Julien Denormandie, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, a organisé vendredi 20 octobre une réunion technique dédiée au chantier de la couverture numérique des territoires, au sein de la conférence nationale des territoires.
 
Etaient présents autour de la table, outre les principales associations d’élus (France urbaine, Régions de France, AMF, Villes de France), les associations thématiques sur le sujet, l’Avicca et la FNCCR. Côté état, Antoine Darodes, directeur de l’agence du numérique, était entouré de représentants de l’ARCEP, de la direction générale des entreprises (DGE) au ministère de l’économie et du CGET.
 
Cette réunion avait pour objectif de faire un point d’étape dans les avancées récentes sur la couverture de l’ensemble du territoire en très haut débit (THD) ainsi que pour sa couverture mobile. Antoine Darodes a ainsi expliqué les conclusions d’une réunion tenue fin septembre entre son agence et les opérateurs durant laquelle Orange, et sans doute dans un futur proche SFR aussi, serait prêt à prendre des engagements contraignants au titre de l’article L. 33.13 du CPCE de déploiement du THD dans les zones d’appel à manifestation d’intérêt (AMII) et en zone très dense.

Dans son discours devant la Conférence Nationale des Territoires le 17 juillet 2017, le président de la République a rappelé le souhait d’une couverture haut débit et très haut débit (THD) d’ici 2020, vecteur de cohésion et d’une véritable « égalité des chances des territoires ». Pour ce faire, le président de la République a annoncé des décisions d’ici la fin de l’année pour « prendre de nouvelles mesures à l’égard des opérateurs » afin d’atteindre cet objectif.

Cet objectif s’est concrétisé par l’ouverture d’un chantier de travail au sein de la Conférence Nationale des Territoires, qui devra aboutir à des propositions concrètes d’ici le mois de décembre et la seconde réunion de l’instance. Il poursuit deux objectifs : « garantir un accès au THD et accélérer la dynamique de couverture fixe et mobile de tous les territoires » et « garantir une information fiable, transparente et accessible sur le déploiement de la couverture numérique des territoires ».

La commission développement économique, innovation, numérique de France urbaine s’est rassemblée le 14 juin 2017. Présidée par Chantal Marion, vice-présidente de Montpellier Métropole en l’absence des coprésidents Jean Rottner, maire de Mulhouse, et Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, la commission avait pour objectif d’examiner les propositions du candidat Macron en matière économique et leur impact sur les collectivités adhérentes de France urbaine, puis de les comparer aux propositions formulées par France urbaine dans son Manifeste d’Arras en mars 2017.

Une rencontre avec Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances, est prévue courant juillet 2017 et sera l’occasion de mettre en avant les positions de France urbaine sur ces sujets, qui risquent d’avoir une influence forte sur la conduite des politiques dont sont responsables les grands blocs urbains. En effet, le programme d'Emmanuel Macron traite par exemple des aides aux entreprises, pour lesquelles il souhaite simplifier les dispositifs d’accompagnement public derrière le couple région/métropole. Or l’enjeu sous-jacent est évidemment celui du dialogue d’égal à égal entre la région et la métropole, et au-delà avec les grandes agglomérations dans une logique d’efficacité de l’action publique et de subsidiarité, au nom notamment de la capacité d’animation territoriale des écosystèmes économiques (innovation, accompagnement des entreprises, attractivité, etc.) dont disposent les grandes agglomérations.

Le programme d’Emmanuel Macron prévoit en outre de concentrer progressivement la gestion de l’ensemble des aides à l’innovation de l’Etat et de ses opérateurs au sein de BPIfrance, et de conforter son rôle dans l’accompagnement des PME et ETI à l’export. Au-delà de la proposition formulée par France urbaine visant à permettre aux métropoles un accès direct à la base de données des investissements internationaux tenue à jour par Business France, l’enjeu est de reconnaître aux métropoles et grandes agglomérations, chef de file du développement économique sur leur territoire, la capacité de se doter de stratégies propres en matière d’innovation et d’export, aux côtés des régions, et en réaffirmant le co-pilotage des pôles de compétitivité.