Cohésion sociale et politique de la ville

La politique de la ville et les enjeux de cohésion sociale qu’elle charrie avec elle sont au cœur du pacte républicain que les élus de France urbaine font vivre au quotidien, au plus près du terrain. Signataires avec l’Etat et les partenaires publics et privés des contrats de ville 2015/2020, les maires et présidents d’agglomérations et métropoles entendent mobiliser les leviers du droit commun, pour des politiques d’éducation et d’emploi ambitieuses et ajustées aux besoins des habitants, notamment des jeunes. Soucieux de faire vivre une démocratie locale active, via notamment les conseils citoyens, les membres de France urbaine s’attachent à articuler inclusion sociale et solidaire et développement urbain. Ils sont ainsi en première ligne dans la mise en oeuvre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU, qui s’étirera jusqu’en 2024) et ils veilleront à solliciter auprès de l’Etat et des partenaires sociaux des financements pérennes et durables.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Le travail, auquel France urbaine a participé activement, pour la prévention et l’action pour la réduction de la pauvreté des enfants et des jeunes fera l’objet d’une remise publique à Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, le 15 mars. Les propositions des sept groupes seront restituées par Olivier Noblecourt, délégué interministériel. Au-delà, nous nous inscrivons fortement dans une action durable en ce domaine. France urbaine sera ainsi invitée, et partie-prenante, lors du deuxième congrès international « Ensemble pour l’Education de la Petite Enfance ».

France urbaine et l'Assemblée des Communautés de France, en partenariat avec la Fédération nationale des agences d’urbanisme, organisent une rencontre consacrée à la cohésion urbaine, en présence de Jean-Louis Borloo, mercredi 21 mars à 9h30.

Depuis plusieurs semaines, l’AdCF et France urbaine travaillent avec l’ancien ministre, dans le cadre de sa mission confiée par le Président de la République, sur de nouvelles propositions pour relancer les politiques de cohésion et de renouvellement urbain.

France urbaine participe activement aux rencontres et groupes de travail organisés dans le cadre de la mission interministérielle d’action et de prévention de la pauvreté des enfants et des jeunes.

Autour du délégué interministériel, Olivier Noblecourt, le travail porte sur tous les domaines susceptibles d’évolutions : petite enfance, éducation, emploi, formation, logement, mobilités etc.

Les présidents de France urbaine et de l’AdCF, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse métropole et Jean-Luc Rigaut, maire de la commune nouvelle d’Annecy ont rencontré, à leur demande, au pôle Joubert, lors d’un déjeuner de travail, mercredi 24 janvier, l’ancien ministre de la Ville, Jean-Louis Borloo, à qui le président de la République a récemment confié une mission, afin de préparer, d’ici le printemps, un programme d’actions pour les quartiers populaires. L’occasion, pour les deux associations, de faire part de leur perplexité sur la concertation en cours au niveau national, organisée autour de dix groupes de travail thématiques. L’occasion d’en appeler aussi à une relance forte et vigoureuse des programmes de renouvellement urbain portés par l’ANRU, alors que l’Agence manque cruellement de moyens dans la loi de finances 2018 (seulement 15 millions d’euros) et que la préparation des protocoles de préfiguration et autres conventions opérationnelles a retardé de nombreux chantiers sur les territoires, depuis 2014.

Après un entretien riche et dense, à l’issue duquel les participants ont convenu de se revoir dans deux semaines pour faire le point, s’est tenue une réunion de la Commission politique de la ville et cohésion sociale commune à France urbaine, l’AMF et Ville & banlieue. Invité de dernière minute, Jean-Louis Borloo a rappelé aux participants que la politique de la ville avait besoin d’une impulsion majeure pour sortir des tuyaux d’orgue technocratiques et redonner un projet et un espoir aux habitants, après des années de sur-place. Plusieurs axes ont été esquissés : outre la rénovation urbaine, l’ancien ministre a mis l’accent sur la maîtrise de la langue, la lutte contre l’illettrisme et la fracture numérique, le soutien aux mères isolées en difficulté, la tranquillité publique et l’insertion globale des jeunes, diplômés et non-diplômés.

Sophie Roulle, adjointe déléguée à la redynamisation du centre-ville de Nîmes, et Nabella Mezouane, adjointe déléguée aux quartiers centre de Roubaix, ont représenté France urbaine, le 17 janvier 2018, lors d'une table ronde relative à la revitalisation des centres villes au Sénat.
Cette audition, organisée par le groupe de travail "revalorisation des centres villes et des centres bourgs" présidé par Rémy Pointereau, sénateur du Cher, et Martial Bourquin, sénateur du Doubs, a rassemblé, outre France urbaine, plusieurs associations d'élus (AMF, ADF, APVF, AdCF, FNMR), ainsi que Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, et Patrick Vignal, député de l'Hérault et président de l'association Centre-ville en mouvement.

Sophie Roulle a ainsi pu partager plusieurs propositions, parmi lesquelles l'extension du dispositif d'incitation à la restauration immobilière prévu par la loi Malraux aux investissements dans les commerces de centre-ville situés en rez-de-chaussée ou l'assouplissement des règles d'urbanisme régissant les périmètres de protection des bâtiments classés ou inscrits monuments historiques afin de favoriser l'installation de commerces.

Quant à Nabella Mezouane, elle a exprimé son avis favorable à une implantation régionale des Commissions départementales d’aménagement commercial (CDAC) et à une création d'un observatoire des centres commerciaux et a alerté les sénateurs qui ont assisté à l'audition sur le problème que représenterait l'exclusion des communes membres d'une métropole du plan "Action cœur de ville" présenté par le gouvernement, le 15 décembre 2017, à Rodez. France urbaine va alerter le ministre sur cette question très sensible pour les centres villes des villes moyennes faisant partie d’une métropole qui font face à de lourdes problématiques – comme Roubaix, dont 70 % du territoire – y compris le centre ville - est concerné par la politique de la ville.