Cohésion sociale et politique de la ville

La politique de la ville et les enjeux de cohésion sociale qu’elle charrie avec elle sont au cœur du pacte républicain que les élus de France urbaine font vivre au quotidien, au plus près du terrain. Signataires avec l’Etat et les partenaires publics et privés des contrats de ville 2015/2020, les maires et présidents d’agglomérations et métropoles entendent mobiliser les leviers du droit commun, pour des politiques d’éducation et d’emploi ambitieuses et ajustées aux besoins des habitants, notamment des jeunes. Soucieux de faire vivre une démocratie locale active, via notamment les conseils citoyens, les membres de France urbaine s’attachent à articuler inclusion sociale et solidaire et développement urbain. Ils sont ainsi en première ligne dans la mise en oeuvre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU, qui s’étirera jusqu’en 2024) et ils veilleront à solliciter auprès de l’Etat et des partenaires sociaux des financements pérennes et durables.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

Le président de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse métropole et président de la commission Politique de la ville et cohésion sociale France urbaine/AMF/Ville & banlieue et Yvon Robert, maire de Rouen et vice-président de la dite commission figuraient parmi les invités du déjeuner de travail organisé par le président de la République, Emmanuel Macron, à l’Elysée, lundi 13 novembre, sur le thème de la politique de la ville. L’occasion pour France urbaine de rappeler ses vives réserves quant à la politique logement du gouvernement, au regard en particulier de l’article 52 du projet de loi de finances (PLF) 2018, qui organise la baisse concomitante des APL et des loyers du parc social. Le lendemain de cette rencontre, le président de la République délivrait à Tourcoing, devant plusieurs ministres présents, un discours fondateur sur la politique de la ville qu’il entendait mener pour le quinquennat, tandis qu’un nouveau président de l’ANRU vient d’être nommé, Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires était l’invité, mardi 17 octobre, de la Commission politique de la ville et cohésion sociale France urbaine/AMF/Ville & banlieue, présidée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse métropole et président de France urbaine. L’occasion pour le ministre de s’expliquer sur les coupes budgétaires de l’été, sur la réduction des contrats aidés et sur la stratégie logement du gouvernement qui, en l’état, ne convainc pas les élus locaux dans leur diversité.

Jacques Mézard a indiqué vouloir engager avec les collectivités, les associations et les acteurs économiques « une politique d’intérêt général contre les inégalités sociales et territoriales », afin que « les habitants des quartiers prioritaires aient les mêmes droits que tous les Français ». En matière d’emploi, il a rappelé  l’objectif de l’Etat de réduire de 50 % l’écart entre le nombre de chômeurs en quartier politique de la ville (QPV) et celui des autres communes. En ce sens, un courrier cosigné avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud doit être adressé dans les prochains jours aux préfets, afin que ces derniers flèchent en priorité les emplois aidés vers les habitants des quartiers prioritaires.

C’est aux Docks de Paris à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qu’était organisée, vendredi 6 octobre, à l’initiative du gouvernement et du CGET, une manifestation visant à célébrer les quarante ans de la politique de la ville. Lancée avec les premières opérations Habitat et vie sociale (HVS) à la fin des années 70, cette politique semble aujourd’hui contestée dans ses fondements, alors que le gouvernement a supprimé par décret cet été une cinquantaine de millions d’euros qui lui étaient dédiés et que la baisse annoncée de 30% des contrats aidés impacte nombre d’associations installées dans les quartiers populaires.

Devant une assistance fournie composée d’élus, techniciens, services de l’Etat et responsables associatifs, Patrick Braouezec, président de l’EPT Plaine Commune qui représentait France urbaine à cette occasion a rappelé l’importance de maintenir a minima et amplifier la solidarité à l’endroit des habitants, tout en critiquant les projets du gouvernement en matière de logement, notamment social.

Jeudi 5 octobre, France urbaine était auditionnée par Mohammed Laqhila, député (MoDem) des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la mission Cohésion des territoires pour le projet de loi de finances (PLF) 2018 et Annaïg Le Meur, députée (LREM) du Finistère. 

Largement consacrée aux politiques urbaines et menée conjointement avec l'association Ville & Banlieue, représentée par Marc Goua, maire de Trélazé, cette audition a permis à Emmanuel Heyraud, directeur cohésion sociale et développement urbain à France urbaine, se faisant le porte-parole des élus urbains, de dresser le constat d'une situation alarmante dans certains quartiers populaires, à l’aune notamment des taux de chômage, de délinquance et d’échec scolaire. Il a également été souligné que, sans augmentation du budget alloué par l'Etat à la politique de la ville, dans sa dimension tant urbaine, sociale que citoyenne, les résultats attendus en termes de mixité, de désenclavement, d’insertion par l’activité économique et d’accès à la formation ne pourront se concrétiser.

Le président de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse métropole et président de la Commission politique de la ville et sociale France urbaine/AMF/Ville & banlieue et Yvon Robert, maire de Rouen et vice-président de la Commission politique de la ville et sociale France urbaine/AMF/Ville&Banlieue ont pris l’initiative d’adresser, jeudi 28 septembre 2017, un courrier au ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, afin de demander une audition dans les meilleurs délais. Face aux risques de crispation, d’enlisement et de ralentissement des opérations d’aménagement, que le Congrès HLM de Strasbourg a laissé entrapercevoir, France urbaine entend faire valoir l’intérêt général, au service du logement pour tous, de parcours résidentiels fluides et du soutien à la filière du bâtiment, pourvoyeur d’emplois non délocalisables profitant aux publics peu ou pas qualifiés.