Cohésion sociale et politique de la ville

La politique de la ville et les enjeux de cohésion sociale qu’elle charrie avec elle sont au cœur du pacte républicain que les élus de France urbaine font vivre au quotidien, au plus près du terrain. Signataires avec l’Etat et les partenaires publics et privés des contrats de ville 2015/2020, les maires et présidents d’agglomérations et métropoles entendent mobiliser les leviers du droit commun, pour des politiques d’éducation et d’emploi ambitieuses et ajustées aux besoins des habitants, notamment des jeunes. Soucieux de faire vivre une démocratie locale active, via notamment les conseils citoyens, les membres de France urbaine s’attachent à articuler inclusion sociale et solidaire et développement urbain. Ils sont ainsi en première ligne dans la mise en oeuvre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU, qui s’étirera jusqu’en 2024) et ils veilleront à solliciter auprès de l’Etat et des partenaires sociaux des financements pérennes et durables.

 

Ci-dessous les dernières notes d'actualité sur le sujet :

 

 

C’est aux Docks de Paris à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qu’était organisée, vendredi 6 octobre, à l’initiative du gouvernement et du CGET, une manifestation visant à célébrer les quarante ans de la politique de la ville. Lancée avec les premières opérations Habitat et vie sociale (HVS) à la fin des années 70, cette politique semble aujourd’hui contestée dans ses fondements, alors que le gouvernement a supprimé par décret cet été une cinquantaine de millions d’euros qui lui étaient dédiés et que la baisse annoncée de 30% des contrats aidés impacte nombre d’associations installées dans les quartiers populaires.

Devant une assistance fournie composée d’élus, techniciens, services de l’Etat et responsables associatifs, Patrick Braouezec, président de l’EPT Plaine Commune qui représentait France urbaine à cette occasion a rappelé l’importance de maintenir a minima et amplifier la solidarité à l’endroit des habitants, tout en critiquant les projets du gouvernement en matière de logement, notamment social.

Jeudi 5 octobre, France urbaine était auditionnée par Mohammed Laqhila, député (MoDem) des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la mission Cohésion des territoires pour le projet de loi de finances (PLF) 2018 et Annaïg Le Meur, députée (LREM) du Finistère. 

Largement consacrée aux politiques urbaines et menée conjointement avec l'association Ville & Banlieue, représentée par Marc Goua, maire de Trélazé, cette audition a permis à Emmanuel Heyraud, directeur cohésion sociale et développement urbain à France urbaine, se faisant le porte-parole des élus urbains, de dresser le constat d'une situation alarmante dans certains quartiers populaires, à l’aune notamment des taux de chômage, de délinquance et d’échec scolaire. Il a également été souligné que, sans augmentation du budget alloué par l'Etat à la politique de la ville, dans sa dimension tant urbaine, sociale que citoyenne, les résultats attendus en termes de mixité, de désenclavement, d’insertion par l’activité économique et d’accès à la formation ne pourront se concrétiser.

Le président de France urbaine, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse métropole et président de la Commission politique de la ville et sociale France urbaine/AMF/Ville & banlieue et Yvon Robert, maire de Rouen et vice-président de la Commission politique de la ville et sociale France urbaine/AMF/Ville&Banlieue ont pris l’initiative d’adresser, jeudi 28 septembre 2017, un courrier au ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, afin de demander une audition dans les meilleurs délais. Face aux risques de crispation, d’enlisement et de ralentissement des opérations d’aménagement, que le Congrès HLM de Strasbourg a laissé entrapercevoir, France urbaine entend faire valoir l’intérêt général, au service du logement pour tous, de parcours résidentiels fluides et du soutien à la filière du bâtiment, pourvoyeur d’emplois non délocalisables profitant aux publics peu ou pas qualifiés.

Jacques Lévy, géographe, professeur à l’école polytechnique fédéral de Lausanne, est intervenu en ouverture de la Conférence des Villes.  

En s’appuyant sur son dernier ouvrage « Atlas politique de la France : les révolutions silencieuses de la société française »,  il a illustré l’apparition de nouvelles logiques spatiales (centres urbains, leurs périphéries, les espaces ruraux et le périurbain) sujettes à certaines particularités et disparités, notamment en termes de revenus, d’emplois, ou encore d’accès au logement et à l’éducation.

Les différentes cartographies présentées à cette occasion ont permis de décloisonner certains stéréotypes et d’aller à l’encontre des idées reçues : « le premier constat, c’est que les personnes à bas revenu sont, pour l’essentiel, concentrées dans le centre des villes et dans les banlieues. L’intensité de la pauvreté est également plus forte en ville. Il y a autant de pauvres dans Paris intra-muros, que certains considèrent comme une ville uniquement bourgeoise, que dans toutes les communes isolées de l’INSEE que l’on appelle souvent « le rural ».

Les zones où l’on trouve le moins de pauvres se situent dans le périurbain, contrairement à l’idée commune que les habitants du périurbain sont délaissés. En termes de revenu et de patrimoine, ils ont une situation plutôt meilleure que la moyenne.

La Métropole de Grenoble organise à l'automne prochain, un séminaire sur la participation citoyenne intitulé : Les métropoles à l’écoute des territoires, les 7 et 8 novembre 2017. L'objectif de ces journées est l’implication des citoyens et des acteurs des territoires dans la construction métropolitaine, mais ce sera également l’occasion d’impulser une dynamique entre métropoles sur ce sujet essentiel.

France urbaine est partenaire de cet évènement, aux côtés de la Métropole de Grenoble, de la Coordination Nationale des Conseils de développement et l’Institut de la Concertation et de la participation citoyenne.

Ce temps de réflexion s’adresse aux élus, techniciens, conseils de développement des 22 métropoles.