Développement économique, numérique et innovation
26 octobre 2017

Smartcity : quelles stratégies pour nos territoires ?

Syntec numérique, syndicat d’entreprises du numérique, a organisé mardi 17 octobre dernier en partenariat avec France urbaine une demi-journée consacrée aux tendances de la smart city, invoquant les stratégies à mener pour que nos territoires s’inscrivent pleinement dans la transformation digitale.

Les usages et les besoins des usagers doivent être la pierre angulaire des politiques numériques. Sous la précédente législature, Luc Belot avait rendu un rapport commandité par le Premier ministre, « De la smart city aux territoires d’intelligence ». Il identifiait l’acculturation numérique des citoyens et des élus comme l’une des conditions de l’accomplissement de la ville intelligente. En filigrane, une appétence au digital en mesure de faciliter la compréhension des enjeux de souveraineté (la protection et la maîtrise des données) et de gouvernance (mise en réseau des territoires, inclusion des espaces environnants à la ville et la métropole).

En la matière, Denis Hameau, conseiller municipal de Dijon et conseiller de Dijon Métropole, a souligné la transversalité et la réciprocité des territoires dont s’inspire le consortium engagé à l’échelle métropolitaine de Dijon (soit 24 communes) – une première en France – avec un groupement de sociétés afin de créer un poste de pilotage unique en mesure de mutualiser les services (lire notre article "Dijon métropole connectée 3.0" ici).

Jean Rottner, qui intervenait la semaine dernière sous la casquette de maire de Mulhouse et vice-président de France urbaine, a notamment mis en exergue la nécessité de disposer d’une gouvernance du numérique régie par des relations public/privé, afin de susciter synergies, innovation et échanges de bonnes pratiques. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, président de Clermont Auvergne Métropole, a pris l’exemple de sa ville au sein de laquelle les collaborations entre les sphères publiques et privées motivent une véritable gouvernance collective du territoire.

Ils ont enfin rappelé que la smart city ne se résumait pas uniquement à une ville numérique. Elle est synonyme d’approche globale, elle appelle à repenser la conception urbaine, le dialogue avec le citoyen, la manière dont est offert le service public. Elle entend se focaliser sur les spécificités des territoires, avant tout sur les besoins des usagers, tout en défendant un modèle de résilience qui se focalise sur les enjeux notamment climatiques.

Un impératif : gagner la confiance des citoyens dans l’innovation technologique et de l’appropriation à laquelle chacun peut prétendre, prélude de la capacité des territoires à se créer.

Date: 
Jeudi, 26 octobre, 2017