Act'Urbaines
International
15 décembre 2016

Retour sur les Troisièmes assises franco-marocaines

Plus de 400 participants ont assisté aux Troisièmes assises de la coopération décentralisée franco-marocaine qui se sont tenues à Marrakech les 8 et 9 décembre. La proximité géographique, les liens entre les populations, l’intensité des échanges économiques, l'usage de la langue française, les modèles d’organisation territoriale très proches entre les deux pays sont autant d’éléments qui font de la coopération franco-marocaine l’une des plus denses, des plus variées et des plus dynamiques du bassin méditerranéen.

Un rendez-vous incontournable pour les collectivités françaises et marocaines

Depuis les précédentes assises, qui se sont tenues à Agadir en 2009,  les projets de coopération entre collectivités françaises et marocaines n’ont cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années. Développement durable, développement économique, aménagement des territoires urbains et ruraux, politiques sociales, jeunesse, appui institutionnel, patrimoine, on recense aujourd’hui plus d’une centaine de projets de coopération entre les collectivités des deux pays, faisant de la coopération franco-marocaine la plus dynamique et la plus dense du bassin méditerranéen.

Ces Troisièmes assises ont ainsi été l’occasion de réunir pendant deux journées l’ensemble des acteurs impliqués dans des projets de coopération : institutions, collectivités, associations d’élus, ONG,  opérateurs publics etc.   

De nombreuses personnalités politiques ont fait le déplacement à cette occasion parmi lesquels Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Ile-de-France ou encore François Rebsamen, maire de Dijon, ancien ministre  et  vice-président de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD). Chacun a pu rappeler à sa manière l’importance de la coopération entre les deux pays mais aussi la nécessité d’encourager de nouvelles coopérations au moment où nos deux pays sont engagés, chacun à leur manière, dans une réforme territoriale.

Pays hôtes des deux dernières conférences internationales sur le climat (COP 21 et COP22), la France et le Maroc ont fait de la mobilisation autour des enjeux climatiques une priorité de leur action diplomatique. Ces mêmes questions se sont naturellement retrouvées au cœur des débats, notamment les enjeux du développement durable des villes et des territoires ruraux.

Ce fût notamment le cas lors du premier atelier intitulé « Pour un développement durable des territoires : énergie, transports, déchets », au cours duquel sont intervenus plusieurs élus de France urbaine, notamment Serge Babary, maire de Tours,  qui a présenté les dispositifs mis en place localement pour le traitement et la valorisation des déchets. Maire de la commune de Saint-Paul-en-Cornillon et vice-présidente de Saint-Etienne Métropole,  Sylvie Fayolle, a présenté tout une série d’initiatives prises par la métropole dans le domaine de l’énergie à l’image des réalisations autour du stade Geoffroy-Guichard (panneaux photovoltaïques, récupération de l’eau de pluie, tri des déchets et compostage des déchets organiques, isolation des espaces réceptifs, projet biodiesel). Intervenant au titre de la métropole du Grand Nancy où elle est notamment chargée des questions de mobilité, Malika Dati est revenue sur plusieurs initiatives développées par la métropole dans le domaine des déplacements, notamment le projet de vélos connectés « Greenberry ».

Un dispositif original de soutien

C’est en 2011 que le ministère des Affaires étrangères français et le ministère de l’Intérieur marocain ont mis en place un fonds de soutien spécifique, alimenté par les deux pays, à destination des collectivités des deux pays. Comme l’a rappelé Bertrand Fort, délégué à l’action extérieur des collectivités territoriales, ce fonds a permis de mettre en œuvre, jusqu’en 2014, 22 projets représentant 1 462 000 euros de subventions dans des domaines tels que le développement économique, les échanges universitaires, l’eau et l’assainissement, les espaces verts etc.

Renouvelé pour la période 2016-2018 à hauteur de 1,5 million d’euros, ce fonds commun permettra d’impulser de nouvelles coopérations notamment dans les domaines de l’insertion professionnelle, de la jeunesse ou encore du tourisme.  Le premier appel à projet, lancé  en 2016, a déjà permis d’accompagner huit initiatives de coopérations.

Date: 
Jeudi, 15 décembre, 2016