Les Rendez-vous France urbaine

Chaque année, trois temps forts institutionnels rythment l'activité de France urbaine. Un premier rendez-vous organisé, en mars, "Les Journées nationale de France urbaine", réunit l'ensemble des adhérents de l'Association pour délibérer sur des sujets d'actualité. Un deuxième rendez-vous, organisé à l'été, "Les journées financières de France urbaine" a pour ambition de présenter aux élus les projets de lois de finances débatus au Parlement, et de définir une stratégie d'action. Enfin, le dernier rendez-vous, polique, "La Conférence des Villes", réunit, à la réntrée, en septembre, l'ensemble des acteurs publics et les leaders d'opinion autour de la question urbaine.

Les 5 et 6 avril 2018, plus de 500 élus et techniciens venant de 75 territoires urbains se sont réunis à Dijon à l’invitation de François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole, pour la deuxième édition des Journées nationales de France urbaine.

En présence du Premier ministre Edouard Philippe, Jean-Luc Moudenc, Président de France urbaine, a constaté les effets du dialogue engagé avec le gouvernement depuis maintenant plus d’un an, et qui a permis de poser les premières bases d’une relation rénovée avec l’Etat. Contractualisation financière en lieu et place d’une baisse des dotations aveugle, création de la Conférence Nationale des Territoires dont la troisième édition se déroulera d’ici l’été, mise en place par le gouvernement d’instances de travail préalable à l’élaboration des textes réglementaires…. Les effets du dialogue et de la confiance, permis par la méthode choisie par France urbaine, se font déjà ressentir.

L'atelier consacré à la contractualisation financière entre l'Etat et les grandes collectivités poursuivait un double objectif. D'une part, échanger sur la tonalité des discussions avec les préfets, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des critères de modulation, ainsi que sur le périmètrage des dépenses soumises à la contrainte d'évolution. D'autre part, identifier les "points durs" devant nourrir la feuille de route des évolutions du dispositif que France urbaine doit s'employer à défendre auprès des pouvoirs publics.

Plus d’une quarantaine de personnes ont participé à l’atelier « Gemapi, état des lieux et problématiques de la prise de compétence dans les territoires urbains » jeudi 5 avril. Animé par Jean-Patrick Masson, adjoint au maire de Dijon, avec les participations de Chloë Jaillard, associée chez Calia Conseil, de Franck Claeys, directeur économie et finances territoriales à France urbaine et de Philippe Marc, avocat au barreau de Toulouse, cet atelier avait pour objectif, trois mois après le transfert effectif de la compétence Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (plus connue sous le nom de GEMAPI), de faire le point sur la manière dont les territoires urbains se saisissent de cette nouvelle compétence et, le cas échéant, de dégager des pistes d’amélioration qui pourraient être portées par France urbaine auprès du gouvernement.

Invité à s’exprimer lors des Journées Nationales de France urbaine à Dijon, en séance plénière de clôture, vendredi 6 avril, Jean-Louis Borloo a rappelé l’impératif de relancer avec force et vigueur la politique de la ville, dans sa dimension tant sociale qu’urbaine. Dans la suite des propos tenus lors de la matinée d’échanges organisée par France urbaine et l’AdCF, le 21 mars à Paris, l’ancien ministre en a appelé à un sursaut des décideurs locaux et nationaux, pour donner des perspectives et un espoir aux habitants des quartiers prioritaires, notamment des jeunes, tenus trop souvent en lisière de l’emploi, de la formation et de la réussite. Le Pacte de Dijon, préparé par France urbaine et l’AdCF, pour une nouvelle politique de cohésion urbaine constitue un socle sur lequel il importe désormais de s’appuyer : les élus des grandes villes, communautés

Parmi les révolutions actuelles, la mobilité́ est l’une des plus spectaculaires. La kyrielle d’enjeux individuels et collectifs dont elle est porteuse doit être prise en compte par les grandes villes, agglomérations et métropoles, notamment dans l’aménagement de leur territoire. En effet, que ce soit en centre-ville ou en milieu péri-urbain et rural, les besoins en mobilité – qu’il s’agisse de mobilité des biens ou des personnes - sont autant de contraintes à intégrer dans l’appréhension et l’aménagement de l’espace.