Développement économique, numérique et innovation
06 juillet 2017

Le programme du candidat Macron à l’ordre du jour de la commission développement économique, innovation, numérique de France urbaine

La commission développement économique, innovation, numérique de France urbaine s’est rassemblée le 14 juin 2017. Présidée par Chantal Marion, vice-présidente de Montpellier Métropole en l’absence des coprésidents Jean Rottner, maire de Mulhouse, et Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, la commission avait pour objectif d’examiner les propositions du candidat Macron en matière économique et leur impact sur les collectivités adhérentes de France urbaine, puis de les comparer aux propositions formulées par France urbaine dans son Manifeste d’Arras en mars 2017.

Une rencontre avec Bruno Lemaire, ministre de l’économie et des finances, est prévue courant juillet 2017 et sera l’occasion de mettre en avant les positions de France urbaine sur ces sujets, qui risquent d’avoir une influence forte sur la conduite des politiques dont sont responsables les grands blocs urbains. En effet, le programme d'Emmanuel Macron traite par exemple des aides aux entreprises, pour lesquelles il souhaite simplifier les dispositifs d’accompagnement public derrière le couple région/métropole. Or l’enjeu sous-jacent est évidemment celui du dialogue d’égal à égal entre la région et la métropole, et au-delà avec les grandes agglomérations dans une logique d’efficacité de l’action publique et de subsidiarité, au nom notamment de la capacité d’animation territoriale des écosystèmes économiques (innovation, accompagnement des entreprises, attractivité, etc.) dont disposent les grandes agglomérations.

Le programme d’Emmanuel Macron prévoit en outre de concentrer progressivement la gestion de l’ensemble des aides à l’innovation de l’Etat et de ses opérateurs au sein de BPIfrance, et de conforter son rôle dans l’accompagnement des PME et ETI à l’export. Au-delà de la proposition formulée par France urbaine visant à permettre aux métropoles un accès direct à la base de données des investissements internationaux tenue à jour par Business France, l’enjeu est de reconnaître aux métropoles et grandes agglomérations, chef de file du développement économique sur leur territoire, la capacité de se doter de stratégies propres en matière d’innovation et d’export, aux côtés des régions, et en réaffirmant le co-pilotage des pôles de compétitivité.

La commission s’est accordée sur l’importance que les logiques de financement prévues au sein du nouveau programme d’investissements d’avenir, qui serait abondé à hauteur de 50 milliards d’euros sur la durée du mandat, soient adaptées aux projets, et que leurs cadres soient à la fois lisibles et souples pour s’adapter aux territoires. Elle s’est par ailleurs inquiétée quant aux capacités de financement de la requalification industrielle et commerciale pour laquelle aucun dispositif de financement n’est prévu, à la différence de la requalification en matière d’habitat qui peut être financée via l’ANRU, le tout dans une logique de mixité fonctionnelle logement/activité économique.

La commission a conclut ses travaux par l’audition de deux représentants du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires venus présenter le 5ème rapport du CGET, élaboré en décembre dernier et intitulé « Emploi et territoires – rapport de l’Observatoire des territoires 2016. » Ce rapport s’appuie sur un outil d’ingénierie territoriale, permettant aux collectivités et au public de réaliser leur propre cartographie interactive de l’emploi sur un territoire donné à partir des données fournies (voir l’article dans Territoires urbains du 2 mai 2017).

Date: 
Jeudi, 6 juillet, 2017