Sport
11 octobre 2018

PLF 2019 et nouvelle gouvernance du sport : les points traités par la commission Sport

Co-présidée par Joël Bruneau, maire de Caen, président de la CU Caen la Mer, et Roselyne Bienvenu, adjointe au maire d’Angers en charge des Sports, première vice-présidente d’Angers Loire Métropole, la commission Sport de France urbaine s’est tenue le 3 octobre 2018, rythmée par une actualité politique et sportive dense.

Perrine Goulet, députée (LRM) de la Nièvre, par ailleurs rapporteure spéciale de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, pour la Mission Sport, Jeunesse et vie associative, est revenue sur le projet de loi de finances (PLF) 2019 et les crédits alloués au sport. L’occasion pour les élus et techniciens aux sports présents de faire part de leur inquiétude quant au manque de moyens alloués au sport, notamment pour prétendre à une diffusion de la pratique sportive.

Si les collectivités territoriales, bloc communal en tête, supportent majoritairement le coût des équipements et politiques sportives, il a été rappelé que, même si la part de financement de l’Etat peut paraître « résiduel » au regard des moyens engagés, celle-ci devait être sanctuarisée. La contribution des associations d’élus, réalisée en marge de la concertation sur la nouvelle gouvernance du sport, mentionnait alors le « rôle indispensable de l’Etat dans le financement des équipements et des politiques sportives, aux côtés des collectivités territoriales », arguant que l’Etat ne pouvait se désengager du financement du sport. Le volet financier a d’ailleurs été évoqué par le biais d’un communiqué de presse, en pleine discussion de la loi PACTE.

Ce sont ensuite les enjeux relatifs à la nouvelle gouvernance du sport qui ont été évoqués, ceux relatifs au sport/santé, à la place des entreprises dans le financement du sport et les politiques de mécénat, à la maximisation de l’occupation des équipements sportifs et leur mise à disposition, etc.

Elus et techniciens aux sports ont ensuite évoqué les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) 2024, arguant une opacité et un manque d’information relatifs au cahier des charges du Comité organisationnel des Jeux olympiques (COJO), les empêchant de se manifester pour être hôtes de délégations étrangères et faire figures de base-arrière des Jeux olympiques et paralympiques. Un voile d’inquiétude à lever : France urbaine devrait accueillir lors de sa prochaine commission Sport un représentant du COJO.

Contacts : Sébastien Tison et Emmanuel Heyraud

Date: 
Jeudi, 11 octobre, 2018