Urbanisme, logement et déplacements
15 décembre 2016

Nicolas Grivel, directeur général de l’ANRU devant le groupe de travail Habitat

Le groupe de travail « Habitat » commun à France urbaine et l’AdCF a reçu, vendredi 9 décembre, le directeur général de l’ANRU, Nicolas Grivel, l’occasion de faire un point sur l’état d’avancement des protocoles de préfiguration et des conventions opérationnelles, dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU 2014/2024).

Ce sont 98 protocoles de préfiguration intercommunaux sur 116 qui ont été signés à ce jour. Les retards observés durant l’année 2016 s’expliquent, pour une large partie, par des projets de territoire à compléter/préciser et des éléments de doctrine encore en construction, du côté de l’Agence et de ses délégués territoriaux (DDCS et DDT).

Rappelant opportunément qu’il restait encore 2 milliards d’euros à solder, dans le cadre du premier programme ANRU 2004/2013, au titre des conventions en cours, Nicolas Grivel a reconnu que la préparation des protocoles de préfiguration relevait d’un exercice itératif complexe, qui demandait des allers/retours quelque fois fastidieux entre services de l’ANRU et collectivités.

L’ANRU a indiqué, par ailleurs, que les premières conventions opérationnelles du NPNRU allaient être signées début 2017, dans les agglomérations de Rennes et Pau, pour commencer. Défendant une souplesse d’approche, à rebours des critiques formulées, ici et là, quant à la rigidité des procédures d’instruction (voir référentiel), le directeur général de l’ANRU a plaidé pour une reconstitution de l’offre de logements à l’échelle des intercommunalités, dans une logique de moyen et long terme, avec le souci d’éviter les phénomènes de ghettoïsation, au niveau des quartiers et/ou des villes.

De fait, le budget du NPNRU, malgré l’abondement d’un milliard d’euros de la part de l’Etat, annoncé récemment par le président de la République, n’aura pas l’ampleur du premier programme, malgré les besoins identifiés dans les territoires. C’est la raison pour laquelle l’ANRU entend demain hiérarchiser ses interventions et financer des programmes crédibles et réalistes, avec des effets-leviers identifiables.

Date: 
Jeudi, 15 décembre, 2016