radicalisation

La région Ile-de-France organisait, le 30 novembre dernier, dans l’hémicycle Simone Veil, un colloque sur les liens entre pratiques sportives et radicalisation. Lors de cette rencontre, le chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Loïc Garnier a indiqué que plus de 800 individus fichés pour radicalisation fréquentaient en France des clubs sportifs. Parmi eux, 27% manifestent sans ambiguité leur soutien à des causes djihadistes, en faisant l'apologie du terrorisme, en développant des incitations à des projets terroristes ou du soutien idéologique et logistique à des terroristes.

Parmi ces personnes signalées, 94% sont des hommes. D'un point de vue géographique, 18% des radicalisés dits "sportifs" en France se trouvent en Ile-de-France. "Si la majorité des personnes fichées pour radicalisation ne sont pas dans des clubs, en revanche une grande majorité de ceux qui sont passés à l'acte et ont commis des attentats en France - comme Mohamed Merah, les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly - et en Europe ont été licenciés sportifs", a souligné Patrick Karam, vice-président de la région.

En 2015, un rapport émanant du service central du renseignement territorial, intitulé Le sport amateur vecteur de communautarisme et de radicalité pointait déjà les dérives sectaires et communautaires au sein des clubs. Parmi les disciplines particulièrement surveillées figurent le rugby à XIII, le basket-ball, les arts martiaux, les sports de combat (boxe, muay thaï, kickboxing), la musculation, le tir, le football ainsi que d'autres sports non encadrés par des fédérations comme le paintball, l'airsoft ou le combat libre.

« Nous invitons tous les élus, tous les représentants des villes d’Europe, de méditerranée et au-delà, à nous rejoindre afin de constituer une force incontournable pour lutter contre l’obscurantisme et assurer la paix dans le monde ».  Adoptée le 29 septembre, la déclaration de Nice, qui compte déjà une soixantaine de signataires, a d’abord marqué l’engagement des élus en faveur de la prévention de l’extrémisme violent et de la sécurisation des villes en Europe et en méditerranée.

Alger, Gênes, Barcelone, Tunis, Madrid… nombreux sont les élus à avoir répondu à l’invitation de Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur et du réseau des villes Euromed, pour la première conférence euro-méditerranéenne des villes sur la prévention de la radicalisation, les 29 et 30 septembre 2017, en présence, notamment, du commissaire européen en charge de l’Union de la sécurité, Julian King et du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

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Suite à la publication du décret du 3 mai 2017 (n° 2017-693) portant création et organisation du « Conseil scientifique sur les processus de radicalisation », France urbaine est devenue membre de ce dernier.

Le Conseil a vocation à dresser des passerelles entre le monde de la recherche et les services opérationnels impliqués dans la lutte contre la radicalisation.

Présidé par le Premier ministre, il doit « faciliter le dialogue entre les administrations publiques et les chercheurs en sciences humaines et sociales, (…) contribuer à la valorisation des résultats de la recherche en sciences humaines et sociales et à leur réutilisation au bénéfice des politiques publiques de prévention et de lutte contre la radicalisation ».  Il pourra proposer au Premier ministre « toute mesure visant à améliorer la politique de prévention et de lutte contre la radicalisation ».

Il est composé de quatorze représentants institutionnels, dont quatre représentants d'associations d'élus locaux (nommés sur propositions de France urbaine, de l'Association Régions de France, de l'Assemblée des Départements de France et de l'Association des Maires de France) et de treize universitaires. L’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice assurera le secrétariat général du Conseil.

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Créer des ponts entre les mondes de la recherche et les responsables de l’action publique. C’est tout le sens de la démarche du Conseil scientifique installé le 8 février par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour mieux lutter contre les processus de radicalisation.

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En partenariat avec les associations représentatives des élus locaux, le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation a organisé le 24 octobre dernier une journée de sensibilisation aux problématiques de radicalisation violente à l'occasion des premières rencontres nationales Etat-Collectivités territoriales, s’inscrivant ainsi dans le cadre du plan présenté par le Premier Ministre le 9 mai dernier. 

En introduction, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a réitéré la position de l’Etat, partagée par France urbaine et l’AMF, sur la non transmission des "fiches S" dont le contenu doit rester confidentiel afin de préserver l’activité des services de renseignements. Il n’en demeure pas moins qu’une réflexion est menée dans le cadre d’un groupe de travail associant l’Etat, l’AMF, l’ADF et l’ARF sur la transmission des informations entre l’Etat et les collectivités territoriales. Le ministre a, par ailleurs, rappelé les moyens supplémentaires destinés à lutter contre la menace terroriste, venant renforcer tant l’enveloppe financière du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (à hauteur de 18 millions d’euros) que les effectifs des services anti terroristes (1900 emplois supplémentaires), de police et de gendarmerie (6500 emplois en plus).