numérique

France urbaine est partie prenante des nombreux axes de travail en cours en matière de numérique. Cette mobilisation demeure primordiale pour inscrire pleinement et efficacement nos collectivités dans le sillage de la transformation numérique.

Si le Règlement Général européen sur la Protection des données (RGPD), qui entrera en application le mois prochain est au coeur de l’actualité, d’autres champs d’investigation sont à l’ouvrage.

Désireuse de renouveler ses méthodes de travail ainsi que les relations entre ses adhérents et ses partenaires, France urbaine lancera, le 19 septembre 2017, un cycle de travail sur le thème "Mobilité(s)".

France urbaine participe activement aux travaux du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) qui s’articulent autour du programme de développement concerté de l’administration numérique territoriale (DCANT).

Ces travaux, lancés le 5 octobre 2015, répondent à 4 principes directeurs : la gouvernance partagée entre l’Etat et les territoires, une efficience administrative collective, des relations unifiées de l’usager au service public, et une évaluation continue et collective des projets. Une dizaine de recommandations ont vu le jour dans ce cadre, dont, par exemple, la préfiguration d’une « commande publique simplifiée, dématérialisée et transparente » ou le « développement de l’archivage électronique dans les territoires pour promouvoir une dématérialisation de bout en bout ». Nos membres sont parties prenantes de ces projets, soit par leur participation aux groupes de travail, soit à titre d’expérimentateurs.

Un nouvel observatoire, dédié au suivi de la maturité du numérique dans les territoires, est en cours de création. Il ambitionne de s’adresser aux régions, départements, métropoles, grandes villes et agglomérations, avec un portage conjoint France urbaine, Régions de France, Assemblée des Départements de France.

Il est destiné à couvrir l'ensemble de la chaîne de valeur du numérique : laboratoire d'innovation, réalisation de services pour l'interne et l’externe dans le cadre de la “e-administration“, gestion des données d'intérêt général, aménagement numérique du territoire, “smart city“, services aux usagers, accompagnement de la population au numérique dans le cadre de la médiation numérique, accompagnement des entreprises à la transition numérique, développement de la filière économie numérique...

Luc Belot, député du Maine-et-Loire, a rendu le 18 avril 2017 son rapport au Premier ministre sur l’avenir de la "ville intelligente", ou "smart city". La commission "développement économique, innovation, numérique" de France urbaine, co-présidée par Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et Jean Rottner, maire de Mulhouse, l'avait auditionné au mois de janvier 2017, pour partager ses vues et entendre les adhérents de France urbaine dans le cadre de la mission que lui avait confié le Premier ministre en novembre 2016 sur « l’avenir de la ville intelligente en France ». Le député était invité, dans sa lettre de mission, à mettre en évidence les besoins que la ville intelligente a vocation à satisfaire, ainsi qu’à identifier les atouts et faiblesses dans l’offre de services et d’équipements des entreprises françaises concernées par ces activités. Il devait en outre expertiser l’articulation entre le déploiement des solutions liées à la ville intelligente et les politiques publiques poursuivies par le Gouvernement en la matière, en s’appuyant sur un état des lieux des projets existants.

Posant comme axiome que la smart city représente une chance pour les territoires et leurs habitants, Luc Belot postule que le déploiement d’outils numériques peut permettre une véritable amélioration de l’utilisation des infrastructures publiques, qui est renforcée par le développement des usages par les habitants.

Son rapport ne vise toutefois pas à définir ce qu’est une smart city ; il dit même qu’il n’y a pas un modèle unique car la seule ville véritablement intelligente est celle qui répond aux attentes des habitants. Cependant, quel que soit le projet, trois principes directeurs doivent guider les territoires.