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Deux ans après l’accord historique de Paris par lequel 195 Etats se sont engagés à rester sous les 2°C de hausse de la température, c’est à Bonn, en Allemagne, que s’est déroulée la 23e conférence de l'Organisation des Nations Unies (ONU) sur les changements climatiques (COP23), du 6 au 17 novembre 2017. Durant deux semaines, les représentants de 200 pays se sont retrouvés afin d’avancer sur le projet de la lutte contre le réchauffement climatique ainsi que pour faire le point sur les engagements pris par les Etats. Un sommet d’envergure auquel France urbaine a participé.

Retour sur les principaux temps forts.   

Les enjeux climatiques et politiques de la COP23

« Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris », a  annoncé le Premier ministre fidjien et président de la COP, Frank Bainimarama, en ouverture de la COP23. Un appel d’autant plus légitime que le petit État insulaire est directement impacté par le réchauffement climatique.

Depuis quelques jours à Paris, dans le quartier d’Alésia (14ème arrondissement), on peut voir une étrange installation. Est-ce une œuvre d’art, une nouvelle colonne Morris, un aquarium de rue ? Rien de tout cela, c’est un modèle de mobilier urbain d’un nouveau genre, fruit d’un partenariat entre Suez Environnement et la société Fermentalg : un capteur de CO2 purificateur d’air.

Une délégation d’élus de France urbaine conduite par son secrétaire général, André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy, s’est rendue à Marrakech dans le cadre de la 22e Conférence des Parties de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques – COP22 – qui s’est déroulée du 7 au 18 novembre.

Le temps de l’action

Alors que l’accord adopté à Paris en décembre 2015 est entré en vigueur à une vitesse sans précédent  - 109 pays représentant trois quarts des émissions mondiales de gaz à effet de serre l'ayant désormais ratifié - l’édition de Marrakech fut celle de l’action. Retour sur les quatre chantiers prioritaires de la COP22.

France urbaine participe, aux côtés des associations d’élus locaux, dans le cadre d’une plateforme commune, à une réflexion visant à capter une partie de la progression des recettes de la Contribution climat énergie (CCE) au profit des territoires investis des compétences pour la mise en œuvre de la transition énergétique.

Le dialogue avec la Commission de régulation de l’énergie (CRE), institution chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz et, notamment, de fixer les prix de ces énergies, était souhaité de longue date par les collectivités membres de France urbaine.

Faisant suite à une audition de deux commissaires de la CRE lors de la dernière réunion de la commission « Développement durable et Transition énergétique », le 15 juin 2016, la CRE a invité France urbaine à deux auditions durant le mois de septembre.