Communiqués de presse
16 juin 2017

France urbaine a rencontré le ministre de l’Education nationale

Une délégation de France urbaine a été reçue ce mardi par Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale. Cette rencontre fait écho à la mise en garde des élus urbains face au manque de dialogue que laissait présager le projet de décret relatif aux rythmes scolaires.
 
A cette occasion, les élus présents, parmi lesquels Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole, président de France urbaine, Christian Estrosi, maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte d'Azur, vice-président de France urbaine, et Yvon Robert, maire de Rouen, ont attiré l'attention du ministre sur l'importance fondamentale de créer les conditions de la concertation avec les collectivités en amont de toute nouvelle mesure pouvant les concerner.
 
Le discours s'est voulu rassurant : le ministre de l'Education nationale a confirmé ne pas vouloir forcer les communes à revenir à la semaine de 4 jours, mais seulement leur donner la possibilité de le faire si un consensus local devait y pousser. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité du pragmatisme concernant le dédoublement des classes de CP et CE1 relevant de l'éducation prioritaire, quand les élus de France urbaine ont rappelé que si certains d'entre eux ont d'ores et déjà pu adapter une partie de leurs locaux scolaires, beaucoup doutaient de pouvoir le faire dans les délais annoncés et souhaitaient pouvoir bénéficier d'une forme de souplesse. Le ministre a assuré que si le dédoublement était une mesure phare de ce début de mandat, et qu'en conséquence il devait s'appliquer aux CP de REP+ dès la rentrée 2017, il comprenait que les collectivités avaient besoin de temps pour se mettre à jour concernant les CE1 de REP+ et les CP et CE1 de REP.
 
La compression financière amorcée par la réduction de la dotation globale de fonctionnement (DGF), de l'ordre de 10 milliards d'euros pour les 5 prochaines années, implique en outre qu'un soutien financier adapté à la réalité des besoins est impératif, notamment au moment où l'injonction à renforcer la sécurisation des écoles tend les budgets « éducation » des villes.
 
« Nous ne remettons nullement en cause la mise en œuvre des mesures conduites par le Ministre, il est simplement impératif que toutes celles qui auraient une incidence sur nos collectivités aient pu être discutées avec nous en amont. Que ce soit en matière d'éducation ou autres, il y a une diversité de situations en fonction des territoires, il faut être pragmatique. La méthode du Ministre à cet égard nous rassure grandement. » a déclaré Jean-Luc Moudenc.


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Date: 
Vendredi, 16 juin, 2017