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15 juin 2017

France urbaine rencontre le ministre de l’éducation

Jean-Luc Moudenc, président de l’association France urbaine, a rencontré mercredi 14 juin 2017 Jean-Michel Blanquer, le Ministre de l’Education nationale.

La délégation qu’il emmenait, composée de Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur, d’Yvon Robert, maire de Rouen, d’Emmanuelle Cuny, adjointe au maire de Bordeaux et vice-présidente de la commission éducation et de Myriam Naël, adjointe à la maire de Nantes, a attiré l’attention du ministre sur l’importance fondamentale de créer les conditions de la concertation avec les collectivités en amont de toute nouvelle mesure pouvant les concerner.

Jean-Michel Blanquer a annoncé son intention de privilégier la réflexion sur les sept premières années de la vie, déterminantes à ses yeux pour la réussite des enfants. Les politiques liées à la petite enfance, l’école maternelle et l’école primaire sont ainsi pour lui décisives et devront faire l’objet d’améliorations fortes de manière à « créer une école de la confiance pour une société de la confiance ». Il envisage en conséquence de travailler sur la formation des ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles), de revoir l’équipement des écoles maternelles, ou encore d’adosser les enseignements à des outils pédagogiques modernisés.

Le ministre s’est dit très pragmatique dans son approche des initiatives qu’il entend déployer, puisqu’il a indiqué que la possibilité offerte aux communes de revenir à la semaine de quatre jours ne constituait pas une réforme de la réforme mais plutôt une suite logique : toute commune dont l’organisation horaire et le projet éducatif de territoire sont satisfaisants et font consensus au sein de la communauté éducative n’a pas à craindre un nouveau chamboulement dans ses aménagements. Il a confirmé ne pas vouloir forcer les communes à adopter la semaine de 4 jours mais bien seulement à leur donner la possibilité de le faire si un consensus devait y pousser. Regrettant que France urbaine n’ait pu se prononcer sur le projet de décret relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques qui permettra le passage aux quatre jours, puisqu’elle ne siège pas au sein du Conseil Supérieur de l’Education (CSE), il a signifié son intérêt à ce que l’association puisse y nommer un représentant.

Concernant le dédoublement des classes de CP et de CE1 en REP et REP+, le ministre, qui l’a présenté comme la mesure phare de ce début de mandat, a là encore affirmé son pragmatisme face aux difficultés organisationnelles que cela emporte. Les élus de France urbaine ont rappelé que si certains d’entre eux ont d’ores et déjà pu adapter une partie de leurs locaux scolaires, beaucoup doutent de pouvoir le faire dans les délais annoncés et souhaitent pouvoir bénéficier d’une forme de souplesse. L’aide financière envisagée (200 millions d’euros) est impérative, mais elle doit être adaptée à la réalité des besoins, notamment au moment où l’injonction à renforcer la sécurisation des écoles tend les budgets « éducation » des villes.

Date: 
Jeudi, 15 juin, 2017