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Santé
01 février 2018

France urbaine reçue par la ministre des Solidarités et de la santé, Agnès Buzyn

Une délégation de France urbaine emmenée par le président Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse métropole et composée d’André Rossinot, président de la métropole du Grand Nancy, secrétaire général et Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, président de la communauté d’agglomération du Grand Besançon et premier vice-président a rencontré, mercredi 24 janvier, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé.

L’occasion de revenir sur les problématiques de désertification médicale, la ministre reconnaissant que ce sujet ne concernait pas seulement les territoires ruraux mais aussi les grandes villes, dont Paris. Regrettant que le numerus clausus pour l’accès à l’exercice de la médecine ait été restreint dans les années 90, Agnès Buzyn a averti qu’il faudrait être patient avant de retrouver - sans doute seulement à l’horizon 2030 - un nombre de médecins suffisant, pour répondre aux besoins de la population.

Pointant les avancées et opportunités que présentent, dès aujourd’hui et pour l’avenir, la télémédecine et la chirurgie virtuelle, les participants de la réunion ont indiqué de concert que les médecins avaient une forme de responsabilité territoriale. La ministre a, du reste, précisé que les directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) avaient vocation à changer progressivement leurs pratiques et se rapprocher des élus et professionnels de santé des territoires. C’est en ce sens qu’Agnès Buzyn convoque chaque mois les directeurs d’ARS, pour les inviter à changer de logiciel et de méthodes d’action.

Il a été rappelé, par ailleurs, l’importance de responsabiliser l’ensemble des acteurs et de les faire travailler ensemble : la ministre a insisté, à ce sujet, sur les vingt-six mesures gouvernementales de la stratégie nationale de santé 2018/2022, présentée en octobre dernier. Elle a aussi répondu favorablement à la demande des élus de France urbaine de soutenir davantage les contrats locaux de santé (CLS), sachant qu’un tiers du territoire est couvert par ce dispositif.

Les CLS ont, en effet, vocation à être des outils de contractualisation pleins et entiers entre les élus et les ARS. Dans ce domaine comme dans d’autres, les frontières municipales n’ont plus beaucoup de sens, alors que c’est à l’échelle des bassins de vie et d’habitat que doivent s’envisager les politiques de santé du futur.

Interrogée sur ce point précis, Agnès Buzyn a, en outre, signalé qu’elle n’entendait pas associer son nom à une loi, privilégiant le dialogue, la conviction et la pédagogie avec l’ensemble des élus, professionnels, acteurs publics et privés du secteur.

Enfin, il est à noter que France urbaine sera représentée lors de l’installation du comité de pilotage Accès aux soins, sous l’autorité de la ministre, mardi 6 février prochain : c’est Valérie Jurin, adjointe au maire de Nancy et vice-présidente à la métropole du grand Nancy qui représentera, à cette occasion, l’Association.

Ci-après la note préparatoire à l’entretien avec la Ministre.

Contact : Emmanuel Heyraud

 

Date: 
Jeudi, 1 février, 2018
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