International
05 avril 2017

France urbaine a participé aux Ateliers de la coopération décentralisée franco-malgache à Antananarivo

Dans le cadre de la convention de partenariat qui unit le ministère des Affaires étrangères et du Développement international et France urbaine, cette dernière a participé, les 27 et 28 mars 2017, aux Ateliers de la coopération décentralisée franco-malgache à Antananarivo, premier acte de la préparation des Assises de la coopération décentralisée prévues pour fin octobre, également dans la capitale malgache.

Avaient fait le déplacement depuis la France, la Délégation à l’action extérieure des collectivités territoriales, France urbaine, Cités-Unies France, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, les régions Ile-de-France et Nouvelle Aquitaine. Les Ateliers ont réuni 150 participants sur six thématiques qui pourront, le cas échéant, être approfondies lors des futures Assises : développement économique local ; développement urbain ; développement rural ; jeunesse, mobilité et formation professionnelle ; enjeux fonciers et fiscalité ; renforcement institutionnel.

Malgré toutes les richesses de la belle « Ile rouge », Madagascar reste l’un des pays les plus pauvres au monde. La crise politique qui y sévit depuis 2009 n'a fait qu'aggraver la situation : transports, réseaux routiers, assainissement, santé, gestion des déchets, urbanisation... de nombreux secteurs sont à la peine dans ce pays dans lequel 70 % de la population n'a toujours pas accès à l'eau et où la deuxième cause de mortalité est due aux maladies hydriques.

Dans un tel contexte, les grandes villes et agglomérations françaises disposent de l'expertise, des moyens et des outils nécessaires pour répondre aux nombreux défis qui se posent à Madagascar, comme à d'autres pays culturellement et historiquement proches de la France. A ce jour, quatre d’entre elles sont engagées dans des projets de coopération avec des territoires malgaches : la Métropole de Lyon, la communauté d’agglomération de Mulhouse-Alsace, Saint-Etienne et Saint-Denis de la Réunion.

La mobilisation des grandes villes et agglomérations françaises reste un objectif prioritaire pour France urbaine. L'action internationale de ces dernières dans les politiques de développement est non seulement efficace, mais indispensable. Par son action, la Métropole de Lyon, par exemple, a permis à plus de 80 000 habitants d'avoir accès à l'eau potable. Si tous les acteurs doivent se mobiliser (Etats, ONG, bailleurs internationaux...) et, mieux, se coordonner, les collectivités locales restent un échelon clé dans la mise en œuvre de politiques de solidarité.

L’histoire de la France, ses richesses, les valeurs qu’elle a diffusées à travers le monde lui confèrent un rôle particulier. C'est aussi, pour elle et pour ses territoires, une question d'ambition, à l'heure où d'aucuns prônent parfois une vision “rabougrie“ et fermée de la France.

Soutien de France urbaine à l’Association des maires de grandes villes de Madagascar

Au-delà de la mobilisation de villes et agglomérations françaises dans des projets de coopération, France urbaine apportera son soutien, en lien avec le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, à l’Association des maires de grandes villes de Madagascar, créée le 12 août 2016, qui compte à ce jour dix membres.

Parmi les axes de travail envisagés :

- l’accompagnement organisationnel (rédaction des statuts, fonctionnement des instances, cotisations) ;

- la rédaction de “plaidoyers“ ;

- les finances locales ;

- le renforcement du secrétariat général  (formation du personnel) ;

- la recherche de partenaires.

Appel d'urgence pour les victimes de l'ouragan « Enawo » à Madagascar

Les Ateliers de la coopération décentralisée furent également l’occasion de sensibiliser à nouveau l’ensemble des participants sur les conséquences du cyclone qui a frappé une partie de l’île du 6 au 8 mars dernier, laissant un bilan élevé de morts, de blessés et de destructions matérielles.

Présent lors des Ateliers, le maire d’Anthala, l’une des villes les plus touchées par le cyclone,  a alerté sur la situation au sein de sa commune qui compte près de 130 000 habitants. Démunie face à l’ampleur des dégâts, notamment une destruction de 90 % des plantations, l’aide internationale peine à s’organiser malgré l’urgence de cette situation. 

Rappelons que les collectivités françaises peuvent apporter leur aide en se rapprochant du Centre de crise et de soutien mis en place par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international (contact : isabelle.edet@diplomatie.gouv.fr ) .

Date: 
Mercredi, 5 avril, 2017