Cohésion sociale et politique de la ville
12 octobre 2017

France urbaine auditionnée par la mission Cohésion des territoires de l’Assemblée nationale

Jeudi 5 octobre, France urbaine était auditionnée par Mohammed Laqhila, député (MoDem) des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la mission Cohésion des territoires pour le projet de loi de finances (PLF) 2018 et Annaïg Le Meur, députée (LREM) du Finistère. 

Largement consacrée aux politiques urbaines et menée conjointement avec l'association Ville & Banlieue, représentée par Marc Goua, maire de Trélazé, cette audition a permis à Emmanuel Heyraud, directeur cohésion sociale et développement urbain à France urbaine, se faisant le porte-parole des élus urbains, de dresser le constat d'une situation alarmante dans certains quartiers populaires, à l’aune notamment des taux de chômage, de délinquance et d’échec scolaire. Il a également été souligné que, sans augmentation du budget alloué par l'Etat à la politique de la ville, dans sa dimension tant urbaine, sociale que citoyenne, les résultats attendus en termes de mixité, de désenclavement, d’insertion par l’activité économique et d’accès à la formation ne pourront se concrétiser.

Par-delà ces constats, France urbaine a présenté un certain nombre de positions et propositions sur ces dossiers. L'Association en appelle ainsi à une revalorisation des aides à la pierre, dans le cadre du « choc de l’offre » recherché par le gouvernement et le président de la République sur les zones tendues ainsi qu'à une réflexion globale sur la promotion de parcours résidentiels (accession sociale à la propriété, vente encadrée et sécurisée HLM à leurs locataires, organisation d'une mixité sociale bien comprise, à l’échelle des agglomérations et métropoles, etc).

L’Association a enfin rappelé son attachement à ce que la dynamique ANRU soit confortée et amplifiée dans les prochains mois, avec le doublement des fonds du NPNRU 2014/2024, tout en s’inquiétant de la mobilisation effective des bailleurs sociaux dans le contexte actuel. Précisons, en effet, que sans la participation des organismes HLM et Action logement (ex 1% logement) aux côtés des collectivités locales délégataires des aides à la pierre et dotées de programmes locaux de l’habitat (PLH), les programmes de renouvellement urbain ne pourront sortir de terre ou seulement au ralenti, au risque de gripper la machine à construire et partant la croissance et l’emploi sur les territoires.

Contact :
Emmanuel Heyraud

Date: 
Jeudi, 12 octobre, 2017