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Culture et attractivité du territoire
Education
11 mai 2017

France urbaine associée à la redynamisation des trois programmes école au cinéma, collège au cinéma, lycée au cinéma

Ces trois dispositifs proposent aux élèves, de la grande section de maternelle à la terminale, de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma. Ils bénéficient ainsi, grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, d’une initiation au cinéma qui constitue les bases d’une culture cinématographique et leur permet une lecture critique de l’image.

L’association « Les enfants de cinéma » coordonne le dispositif global au niveau national, en liaison avec le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC) et le ministère de l’Education nationale. Elle a également la charge de l’évaluation de l’opération, au niveau national, ainsi que la conception, la rédaction et l'impression des documents pédagogiques destinés aux enseignants et aux élèves.

Au niveau régional, les directions de l’action culturelle (DRAC), interlocuteurs des partenaires institutionnels et professionnels locaux, soutiennent la coordination du dispositif dans les départements relevant de leur compétence et accompagnent la mise en œuvre de l'action sur le terrain. Elles subventionnent les coordinations départementales ainsi que certaines actions d’accompagnement. Le ministère de l’Éducation nationale ouvre ses dispositifs de formation, dans le cadre du Plan académique de formation, aux enseignants impliqués dans l’opération. Un interlocuteur départemental est désigné pour suivre l’opération au sein de l’Inspection académique. Un coordinateur départemental (exploitant de salles de préférence) est choisi par la DRAC et reçoit une subvention pour ses activités dans le dispositif. Il est notamment chargé de coordonner les aspects techniques et logistiques de la circulation des copies de films, en liaison avec le CNC, les distributeurs et les autres salles du département.

Cependant, malgré la qualité de ces dispositifs, le CNC a constaté une forme de désamour pour le programme chez les enseignants, en même temps qu’un retrait progressif des collectivités, au premier rang desquelles les départements, dans le financement général des dispositifs. Il souhaite par ailleurs penser le parcours de l’enfant de manière plus globale, comme le fait le ministère de l’Éducation Nationale avec la mise en place des Parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) et veut donc tendre vers une plus grande articulation des trois dispositifs, laquelle pourrait passer par une harmonisation plus poussée de la coordination des actions. Des groupes de travail ont en conséquence été constitués pour réfléchir à une redynamisation du programme, selon trois axes :

- la gouvernance des dispositifs (articulation entre le niveau national et local de coordination, fonctionnement des instances, modalités de choix des films…) ;

- collège au cinéma : comment réenclencher une dynamique ?

- les enjeux pédagogiques et leur appropriation par les élèves (avec notamment la question des contenus ainsi que la place et les pratiques des jeunes, le PEAC…).

Date: 
Jeudi, 11 mai, 2017