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Education
17 avril 2018

Etat et collectivités : comment atteindre l’objectif de 100% des élèves couverts par l’éducation artistique et culturelle #JNFUDijon2018

Présent autour d’une table ronde réunie pour tenter de faire émerger une cohérence de la politique de l’éducation artistique et culturelle (EAC) tant dans les objectifs fixés que dans sa gouvernance, l’Etat était représenté dans ses deux déclinaisons éducative et culturelle, respectivement par Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon, et Isabelle Chardonnier, cheffe du département de l’action territoriale du Ministère de la culture.

Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, président de Clermont Auvergne Métropole et coprésident de la commission culture de France urbaine, représentait avec Arnaud Robinet, maire de Reims, et Anne Brugnera,

députée du Rhône et ancienne adjointe à l’éducation du maire de Lyon, les collectivités territoriales. Ils ont été appelés à commenter les premiers résultats d’une étude commanditée par France urbaine à quatre élèves de la promotion Nina Simone de l’INET sur « l’EAC dans les grandes villes. »

Ces derniers ont préconisé la mise en œuvre d’un indice d’exposition à l’art rapportant le nombre d’heures d’intervention artistique par enfant et par dispositif, ainsi que la clarification du pilotage local de l’EAC dont ils estiment qu’il devrait faire l’objet d’un transfert des compétences à l’échelon intercommunal afin de penser une politique globale, « solidaire » entre les territoires.

Les élèves préconisent aussi l’instauration d’une conférence des financeurs de l’EAC, pilotée par l’intercommunalité qui aurait pour objectif de mutualiser les moyens alloués à cette politique, d’améliorer le maillage territorial des actions et de simplifier les procédures administratives pour les porteurs de projet. Ils appellent enfin à la coordination de l’EAC sur tous les temps de l’enfant en identifiant un référent territorial de l’EAC unique.

Leurs recommandations ont été accueillies de manière inégale par les membres de la table ronde. Les élus ont ainsi émis des réserves sur la question de l’intercommunalité des compétences éducation et culture, même s’ils ont convenu de l’intérêt de la mutualisation et des efforts de solidarités territoriales entre les membres d’une même communauté pour permettre de réduire les inégalités d’accès à l’offre d’EAC. L’indice d’exposition à l’art, s’il a été salué comme une nécessité permettant un pilotage tant national que local, a laissé craindre une évaluation seulement quantitative. Concernant la contractualisation, les collectivités souhaitent pouvoir bénéficier d’un droit à l’expérimentation, et la contractualisation pourrait être renforcée au travers notamment du contrat d’agglomération tel que proposé par France urbaine. Selon la rectrice de l’Académie de Dijon, une meilleure mobilisation du CLEA pourrait faciliter cette recherche d’un pilotage et d’une gouvernance améliorés. En matière de coordination et de pilotage, l’idée d’une instance unique permettrait de simplifier et de gagner en efficacité.

Olivier Bianchi a toutefois replacé le débat dans le contexte général des journées de France urbaine et de l’intervention du Premier Ministre : « Je ne sais pas faire 100% quand on me demande de limiter la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2% par an. »

Contact : David Constans-Martigny

 

Date: 
Mardi, 17 avril, 2018