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Education
Finances et Fiscalité
14 septembre 2017

Des conséquences nombreuses et variées à la diminution du nombre de contrats aidés

Partant du constat que l’Etat, les collectivités et leurs opérateurs avaient dépensé deux milliards d’euros pour les contrats aidés en 2015, Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, a annoncé dans le cadre du plan d'économie de 4,5 milliards d'euros une diminution drastique des contrats aidés. Il s’apprête ainsi à diminuer l’enveloppe qui y est dédiée à 300 000 contrats en 2017, contre 459 000 en 2016. 

Cette baisse provoque évidemment des conséquences variées chez les adhérents de France urbaine, qui ont été nombreux à répondre à une enquête flash qui cherchait à identifier le type d’impact auxquels ils sont confrontés. Les grandes villes et agglomérations craignent ainsi par exemple que la fin de ces contrats oblige à créer des postes permanents (plus coûteux), ou à diminuer le taux de remplacement.

Un impact direct sur l’emploi dans le secteur associatif

En outre, nombre d’associations œuvrant dans les champs de la solidarité, le secteur sanitaire et social, l’éducation et la culture sont directement impactées. Sans emplois aidés ces associations ne pourront pas maintenir leurs activités et certaines voient leur existence même menacée. Or c’est notamment l’accompagnement des publics les plus fragiles pour l’accès à leurs droits et aux services publics qui se voit ainsi menacé, puisqu’outre la perte d’emploi pour les personnes concernées, le non renouvellement des contrats aidés est un coup porté à l’insertion professionnelle des chômeurs, et des jeunes en difficulté.

Une forte inquiétude est signalée sur les emplois éducation nationale, notamment les auxillaires de vie scolaire (AVS) et certains emplois aidés -  emplois vie scolaire (EVS) qui entraînent que les directeurs d’école peuvent se trouver en difficulté face au travail administratif attendu d’eux.

Le regret d’une réforme insuffisamment préparée en amont

Les adhérents de France urbaine soulignent qu’alors que le périmètre du service public a dû être réduit fortement sur les trois dernières années pour absorber les baisses de dotations, la fin des emplois aidés obligera à réduire encore les services à la population, notamment dans la propreté des espaces publics et les soins aux personnes âgées ou aux enfants, domaines très observés par la population. Ils regrettent que la fin des emplois d’avenir n’ait pas été anticipée et qu’une dernière promotion n’ait pu être recrutée avant l’été afin de laisser aux collectivités le temps de trouver des solutions autres. Ils craignent en outre que cette dynamique purement budgétaire se trouve démultipliée vers d’autres types d’emplois aidés.

Contact :
David Constans-Martigny

Date: 
Jeudi, 14 septembre, 2017