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Nouvelle gouvernance du sport, PLF 2019, Loi PACTE - Sports : en finir avec les atermoiements

27/09/2018

Les élus locaux mesurent la place du sport dans l'action publique locale. Tandis que les territoires urbains sont confrontés à de nouvelles responsabilités sociales, le sport s'illustre comme une politique publique transverse en termes de jeunesse, d'éducation, de politique de la ville, de cohésion sociale, de santé, d'inclusion, de développement économique, etc.

 

A l'initiative de France urbaine, une contribution commune des associations nationales de collectivités territoriales – présentée à la ministre des Sports avant la période estivale dans le cadre des réflexions menées sur la nouvelle gouvernance du sport – référence les axes sur lesquels le sport devait être mieux et davantage investi. Pour la première fois, et unanimement, les collectivités territoriales s'accordent pour que la place majeure qu'elles occupent dans le financement du sport soit reconnue officiellement et considérée. Car 75% des grands équipements sportifs sont financés par le bloc communal, dont la majeure partie par les grandes villes et intercommunalités. À cela s'ajoutent les subventions de fonctionnement allouées aux associations sportives et aux grands événements sportifs implantés par les fédérations dans nos grandes villes.

 

Dans ce contexte, France urbaine réaffirmait avec force l'importance de l'engagement de l'Etat pour financer les politiques sportives aux côtés des collectivités territoriales : « L'Etat ne peut pas se désengager du financement du sport, notamment du sport pour tous ».

 

Pourtant, de nombreux indicateurs interrogent. Dévoilé hier, le Projet de loi de finances (PLF) 2019 témoigne du manque de moyen consacré au budget du Sport, incompatible avec la politique ambitieuse. Par ailleurs, la loi PACTE, actuellement discutée à l'Assemblée nationale, entend consacrer la privatisation de la Française des Jeux (FDJ), dont certains fonds sont directement fléchés au développement du sport pour tous. Exit donc, l'objectif présidentiel de 80 médailles françaises aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024 et l'ambition de 3 nouveaux millions de pratiquants ?

 

Face à ces atermoiements, France urbaine rappelle que les collectivités territoriales ne se désengageront pas. C'est pourquoi elle insiste pour que les grandes villes et les métropoles soient pleinement reconnues dans la nouvelle gouvernance. France urbaine insiste également pour que chacun mesure et assume le rôle qui lui revient : au mouvement sportif, acteur majeur de l'organisation sportive fédérale, d'appréhender les nouvelles pratiques et de répondre aux attentes de nos concitoyens, en concertation avec les collectivités locales à l'échelle des bassins de vie ; à l'Etat de sanctuariser les financements en matière de sport et de reconnaître une nouvelle gouvernance partagée ; et au monde économique de prendre part au développement du sport et de mobiliser les moyens afférents.

 

« Le modèle sportif français doit plus que jamais opérer sa mue et le rôle de l'Etat doit être réaffirmé » rappellent les co-présidents de la commission Sport de France urbaine, Joël Bruneau, maire de Caen, président de la CU Caen la Mer et Roselyne Bienvenu, adjointe au maire d'Angers en charge des sports, première vice-présidente d'Angers Loire Métropole, qui se déclarent « convaincus du rôle prépondérant et stratégique du sport dans notre société ».

27 Septembre 2018

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