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Culture et attractivité du territoire
20 juillet 2018

La capitale française de la culture enfin annoncée !

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a annoncé par la voix de sa directrice de cabinet, Laurence Tison-Vuillaume, le lancement de ce nouveau label le 12 juillet à Avignon devant un parterre constitué des DRAC rassemblés pour leur séminaire annuel, et des membres du conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel (CCTDC). La capitale sera construite en partenariat avec France urbaine, qui était représentée pour l’occasion par Francis Grass, adjoint en charge de la culture auprès de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France urbaine. Pour engager la démarche, la Ministre a confié à Bernard Faivre d’Arcier une mission visant à définir la procédure et les critères de sélection des villes et constituer un jury indépendant chargé d’attribuer le 1er titre de Capitale française de la Culture pour la première édition prévue en 2021.

La commission culture de France urbaine avait reçu à plusieurs reprises depuis 2015 Bernard Faivre d’Arcier, l’ancien directeur du festival d’Avignon, ancien conseiller culture du Premier ministre Laurent Fabius. Bernard Faivre d’Arcier était en effet porteur d’un projet qui avait grandement intéressé les adhérents de France urbaine. Les villes avaient en effet vu deux grandes opportunités dans la capitale française de la culture :

- La possibilité de faire grande ville dans un contexte territorial changé : les trois lois de réforme territoriale (MAPTAM, grandes régions et NOTRe) ont bouleversé les équilibres auxquels nos élus étaient habitués. La gouvernance et le financement des politiques culturelles s’en sont trouvées déstabilisées.
Plusieurs communautés d’agglomérations ont par ailleurs bénéficié de la possibilité qui leur était offerte de se transformer en communautés urbaines ou en métropoles. Outre une plus grande intégration de leurs politiques, nécessaire pour des raisons d’efficacité et d’efficience de l’action publique, ces nouvelles intercommunalités ont été intéressées par cette occasion de « faire grande ville ». Le projet fondateur, rassembleur et de mise en avant de la ville lauréate que promet la capitale française de la culture concourt parfaitement à la poursuite de cet objectif.

- L’occasion d’élaborer et de promouvoir des politiques culturelles ambitieuses, cohérentes avec la réalité de la ville et optimisées dans un contexte budgétaire contraint : les grandes villes se sont emparées de la compétence culture en la tissant des sollicitations multiples et progressives de leurs habitants, au fil d’intérêts particuliers qui ont pu être déclinés de manière suffisamment large pour qu’ils soient mis à disposition de l’ensemble de la population. Il en ressort souvent des budgets culturels importants mais disparates. Les grandes villes ont ainsi pu voir dans la capitale française de la culture une opportunité de construire un projet culturel ambitieux, cohérent et en phase avec la réalité économique de la ville.

En outre, le contexte actuel de fracturation sociétale pousse les élus à rechercher dans un projet culturel partagé les modalités d’un vivre ensemble apaisé, mêlant les aspirations de toutes les catégories de population et la vision politique qu’a pu porter le maire ou le président au moment de sa campagne.

 

Un projet pour 2021

Inspiré des capitales européennes de la culture, dont le succès artistique, culturel et touristique pour les villes françaises qui ont accueilli cet événement au cours des dernières décennies (Lille en 2004 et Marseille en 2013) n’est plus à démontrer, le label de capitale française de la culture, qui n’en sera toutefois pas la reproduction homothétique, aura vocation à être attribué tous les trois ans à une ville de 100 à 300 000 habitants sur la base de projets célébrant l’innovation artistique et l’attractivité culturelle d’une ville, et de mettre en valeur le rôle des collectivités locales dans le domaine artistique et la coopération culturelle internationale. Le label distinguera ainsi une ville qui présentera deux ou trois projets artistiques forts, internationaux, pérennes, innovants aussi bien en matière artistique qu’en matière de médiation ou de coopération des territoires.

Sept critères de sélection ont été définis :
- L’innovation artistique
- L’éducation artistique et culturelle
- Le rayonnement et la coopération internationale
- Le tourisme culturel
- La durabilité
- La capacité de mise en œuvre
- La participation citoyenne

Les villes candidates devront également s’inscrire dans une démarche solidaire en prenant en compte les habitants et territoires les plus éloignés de l’offre culturelle, qu’il s’agisse des quartiers politique de la Ville, ou encore de zones rurales ou périurbaines autour de la ville.

Les projets pourront être portés par les villes ou par des acteurs culturels soutenus par la ville. Les villes candidates seront départagées par un jury de sélection.

 

A lire : Communiqué de Presse : Françoise Nyssen, ministre de la Culture, charge Bernard Faivre d’Arcier, d’une mission de lancement des « Capitales françaises de la Culture »

 

Contact : David Constans-Martigny

 

De gauche à droite sur la photo : Francis GRASS, adjoint à la culture du maire de Toulouse (représentant de France urbaine), Laurent ROTURIER, DRAC Occitanie, président de l’association des DRAC, Laurence TISON-VUILLAUME, directrice de cabinet de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, Daniel VALADE adjoint au maire de Nîmes, et Bernard FAIVRE D’ARCIER.

Date: 
Vendredi, 20 juillet, 2018